Marche des Libertés : Situation tendue pour les policiers face à 500 casseurs à Paris

Désormais les semaines se suivent et se ressemblent pour les forces de l’ordre. De la Place de Gambetta à la Place de la Bastille, aujourd’hui samedi 5 décembre, entre jets de projectiles, jets de pierres, tirs de cocktails molotov comme cette explosion devant un groupe de policiers, la violence contre les Forces de l’ordre est monté d’un cran. Jusqu’à 18 heures, heure de fin de la manifestation, les policiers répliquaient encore par des tirs de gaz lacrymogène pour dissuader et disperser les casseurs.

La marche des Libertés de ce samedi 5 décembre 2020, contre le projet de loi Sécurité Globale a montré un nouveau niveau de violence. Entre 300 à 500 casseurs étaient présents dans le cortège parisien.

Selon la presse nationale, la police a violentée comme elle ne l’a jamais été depuis plusieurs mois, confirme Bertrand Cavalier, le général de gendarmerie est spécialiste du maintien de l’ordre, il commente les images diffusées dans la presse et sur les réseaux sociaux :  « Aujourd’hui, il y a des groupuscules qui sont sans limites et qui ont dans la haine de l’Etat, de la haine des forces de sécurité » note le fonctionnaire.

Causant des scènes de destructions de mobiliers urbains, attaquant les forces de l’ordre plus de 500 casseurs ont réussi à perturber le déroulement de la manifestation qui défilait pacifiquement. Sur la Place de la République, dès  l’arrivée du cortège, aux environs de 15h, malgré les contrôles opérés en amont par les hommes et les femmes de la BRAV, (les Brigades de répression des actions violentes), plusieurs groupes de radicaux ont encerclé la marche. Résultat, les manifestants sont restés de longues minutes bloqués sur la longue avenue de Gambetta. Une place complètement saccagée.

À la Bastille, la tension a été difficile à maîtriser. À l’origine, deux groupes particulièrement violents qui se sont formés, encerclant les marcheurs. Des incendies, des voitures brûlées, des magasins, des banques, des agences ont été pillés, vandalisés.

A 19 heures encore, des casseurs voulaient en découdre avec les forces de l’ordre, et des incidents étaient encore signalés.

Selon le Parquet, 19 personnes ont été placées en garde à vue à Paris. 30 interpellations ont eu lieu à Paris (Préfecture de Police). À Nantes 2 CRS ont été blessés. Plus de 90 mobilisations contre la loi sécurité globale dans l’Hexagone.

Dorothée Audibert-Champenois rédactrice en chef de CnewsActusDothy – Facebook Twitter Instagram @C’news ACTUS – Images capture d’écran C’news ACTUS

 

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