Linda Kebbab, policière : «C’est horrible ! Vous protégez, secourez et vous avez le sentiment que tout le monde vous en veut !»

«C’est horrible ! Effroyable ! chaque fait de policiers ne doit pas jeter l’opprobre sur la profession» 

Linda Kebbab est Déléguée Nationale SGP Police, elle a écrit «Gardienne de la Paix et de la Révolte» et la policière était reçue ce mardi matin sur la chaîne en continu Cnews pour présenter les idées développées dans son ouvrage mais également d’une part, rassurer la population sur les bonnes intentions de la police, évoquer le manque d’empathie d’une frange de la population à son égard et dire combien cette profession souffre d’une mauvaise image diffusée sur les réseaux sociaux.

En rappelant l’excellente côte de popularité de la police (66%) face à celle des autres institutions, Linda Kebbab reconnaît que «ce taux de confiance reste insuffisant, il plafonnait auparavant jusqu’à 89 %, il y encore quelques années.» 

« Il y a l’écoeurement face au tabassage de Michel Zecler, les 20 000 refus d’obtempérer, toutes les 20 minutes une voiture ne s’arrête pas et fonce sur un policier ou un gendarme », constate la journaliste Laurence Ferrari, qui interroge la déléguée syndicale Linda Kebbab sur «l’état d’esprit des policiers, dans quel état ses collègues sont-ils aujourd’hui ? » 

« Aujourd’hui, les policiers souffrent de la citadelle assiégée (…) Les policiers ont ce sentiment d’être dans leur tour, enfermés les uns avec les autres et de prendre des coups de toute part, de l’administration, de la hiérarchie, des médias, de l’opinion publique ou des leaders d’opinion.» constate la déléguée nationale SGP Police.

«Quand vous êtes une citadelle assiégée vous tirez un peu de partout et vous avez le sentiment que tout le monde vous en veut. C’est horrible quand vous êtes sur la voie publique et que vous exercez 3 millions d’interventions, vous protégez, secourez les personnes et que malgré tout vous avez le sentiment qu’à chaque instant tout le monde vous en veut. C’est un sentiment effroyable qu’ils (les policiers) ont dans leur esprit et dans leur coeur. Parce que, je pense que quand on rentre dans ce métier (qui est extrêment empathique quoiqu’en pensent certains), vous engagez votre intégrité physique et votre propre vie pour sauver celles des autres, c’est faire montre d’empathie, n’en déplaise aux littéraires qui derrière leur PC se permettent de commenter un métier qu’ils ne connaissent pas.» 

«Je pense» , poursuit Linda Kebbab, «que c’est très difficile pour les policiers qui sont certainement en demande de reconnaissance des personnes pour lesquelles ils consacrent leur vie. 20 à 25 policiers tous les jours sont blessés (…) dans l’exercice de leur mission pour protéger les autres, qui prennent des coups pour les autres. Alors quand vous avez ce syndrome de citadelle assiégée, alors que vous consacrez votre vie aux autres, il ne sortira alors rien de bon. C’est vraiment urgent de traiter ce problème. »

Oui, affirme Linda Kebbab, au micro de Laurence Ferrari :  «Il faut l’exemplarité, il faut des sanctions fermes puisque nous avons le monopole de l’usage de la force, il faut condamner les violences illégitimes et les comportements racistes inévitablement mais les policiers ne sont pas des sous-citoyens et on doit pouvoir bénéficier de cette même justice que l’ensemble de nos concitoyens. Ce qui malheureusement pas toujours le cas», déplore la déléguée nationale SGP Police.

Dorothée Audibert-Champenois rédactrice en chef de CnewsActusDothy /Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy – Images Capture d’écran

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