Haïti : Une lycéenne enlevée et assassinée, un prêtre libéré après le paiement d’une rançon

La recrudescence des enlèvements dans la capitale haïtienne inquiète la population mais également les associations de la société civile.

Le père Sylvain avait été enlevé par des individus armés à Delmas le 10 novembre. Ses ravisseurs l’ont libéré le week-end dernier sur le Champ de Mars, après le paiement d’un million de gourdes (13 128,97 Euro).

La libération du prêtre intervient après que le cardinal Chibly Langlois s’adressait la semaine dernière au Congrès de la Commission nationale justice et paix, en dénonçant les enlèvements, la violence sexiste, l’insécurité foncière dans le pays et qu’il a exprimé son inquiétude face à l’insécurité croissante en Haïti.

Fin octobre une jeune fille, élève du Lycée Jacques Roumain de Martissant, avait été enlevée par des hommes armés à Port-au-Prince. Les négociations entre les ravisseurs et la famille de la jeune lycéenne pour obtenir sa libération étaient en cours. Les hommes armés après avoir réclamé 100 mille dollars, ont revu leurs prétentions et révisé à la baisse la somme exigé jusqu’à 15 mille dollars américains. Finalement, les kidnappeurs ont exécuté la lycéenne de 21 ans et son corps a été localisé à Delmas 24  sur une montagne de détritus, rapporte le magazine en ligne Rezo Norwes.

C’est une situation cauchemardesque : « quand un parent voit qu’on enlève son enfant et qu’on lui demande une somme d’argent qu’il n’a pas, il ne sait pas quoi faire. C’est de ça qu’il s’agit aujourd’hui : nous avons des gangs armés qui exigent des sommes faramineuses et des personnes s’endettent pour pouvoir récupérer leur proche» constate la militante haïtienne Marie Rosy Auguste Ducena du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH).

La Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) a expressément demandé aux autorités haïtiennes d’adopter les mesures nécessaires pour protéger le droit à la vie et l’intégrité personnelle des victimes. La CIDH a exhorté le gouvernement à prendre les mesures nécessaires pour que les agents puissent mener leurs activités en faveur des droits de l’homme sans faire l’objet de menaces, d’intimidations ou d’actes de violence dans l’exercice de leurs fonctions. et de faire rapport sur les mesures prises afin d’enquêter sur les faits allégués donnant lieu à la approbation de la présente demande de mesure provisoire et, par conséquent, empêcher leur réapparition.»

Les autorités policières ont déclaré qu’en 2019, au moins 120 personnes avaient été tuées, 50 autres avaient disparu et au moins 15 femmes et filles avaient été violées.

Dorothée Audibert-Champenois Rédaction en chef @C’news Actus Dothy – Images –  ©️ Images Eglise Catholique

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