Guadeloupe-Cameroun : Nicolas Mouen s’inspire d’une histoire vraie pour son 1er Court-Métrage

« 01 seconde » est un projet qui a pris forme en conjuguant les expériences d’acteurs et de réalisateurs issus d’Afrique, des Antilles et de la Caraïbe. Nicolas Mouen, l’acteur principal du film était jusque là connu comme interprète au cinéma et comédien de théâtre. Il explique les raisons qui l’ont motivés à prendre la caméra, à diriger d’autres acteurs et à conduire une équipe de production. Une expérience pas simple mais remplie d’enseignements pour la suite.

Nicolas Mouen

Durant le confinement imposé aux français, suite à la propagation alarmante du nouveau coronavirus, au Parquet de Bobigny, un jeune homme est filmé par une équipe de télévision. Il raconte ses déboires administratives, comment il : « a dû retourner dans ses anciens travers, débordé par toutes les démarches liées au confinement ». Le prévenu conclut piteusement en disant : « Je voulais juste travailler ».

Profondément touché par l’histoire de ce jeune homme, le camerounais d’origine guadeloupéenne, Nicolas Mouen en a fait un film. « Ça m’a tellement touché, je me suis senti impuissant. Alors on a trouvé un contexte, une direction et surtout l’inspiration d’un Court-métrage ».

Un Court-Métrage qui s’est écrit à deux mains, le réalisateur et ami de l’acteur, le franco-haïtien Adef Djazz est aussi co-réalisateur de « 01 seconde » dans lequel Nicolas Mouen occupe un double poste. L’interprête de Guy Georges, (téléfilm diffusé sur France 2), est acteur et co-réalisateur de son premier Court-Métrage. Nicolas Mouen concède tout de même que : « Tourner et jouer c’est possible mais pour moi c’est très difficile. Voilà pourquoi, il a été très important d’être accompagné d’Adef Djazz ».

Les moyens ont sans doute manqué à ce nouveau réalisateur qui prend le parti de s’en amuser : « Sans argent juste avec de l’Art et des gens » selon la formule piquée à un de ses acteurs, Emil Abossolo-Mbo. Et Nicolas Mouen avoue « C’est en tout cas un travail d’équipe, et la prouesse c’est de réussir à transmettre sa vision à tous ».

Emil Abossolo-Mbo

À l’ère de la mondialisation, l’Afrique tire son épingle du jeu. Et à l’instar du Burkina Faso et du Nigéria, les grandes villes africaines savent l’enjeu d’investir dans la grande industrie du cinéma. Nicolas Mouen a une bonne vision des possibilités de ces régions. En Afrique il reconnaît qu’avoir participé à la série « Assinie » d’Erico Sery et Jean-Jules Porquet a « réveillé une flamme », lui donnant une « envie d’incarner des personnages qui ont marqués l’histoire de l’Afrique et des Antilles. Je suis heureux, car je ne suis pas le seul à avoir ce désir et j’ai hâte de collaborer avec ceux qui ont la même vision », plaide l’acteur-réalisateur.

« 01 seconde » se termine et commence un autre parcours, académique cette fois, celui des récompenses, des Awards, celui des sélections dans les Festivals au quatre coins du monde. Pour l’heure, le film court est inscrit au « Festival International Ecrans Noirs » au Cameroun. Los Angeles, Le Faso, Le Congo sont dans le viseur de Nicolas Mouen qui signe cette année son premier film comme réalisateur.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy @Do Thy – Images capture d’écran ©️NM

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