Dennis Rodman collectionne des jetons d’esclave dont une médaille d’émancipation «C’est comme la liberté de quelqu’un dans vos mains»

Collectionneur de pièces de monnaie historique, l’ancien basketteur Dennis Rodman, avec l’aide de l’American Numismatic Association prépare une prochaine exposition pour 2021. Dans sa collection acquise aux enchères, figure sa pièce fétiche, celle de George Washington qui compose l’une des grandes collections de Washingtoniana, la William Spohn Baker Collection.

Aux côtés de cette pièce rare ce sont nombre de jetons d’esclave qui compose également cette collection unique. Dennis Rodman participe à la préservation du patrimoine culturel noir américain en récupérant ces jetons d’esclaves : « En tant que collectionneur de pièces, j’ai beaucoup aimé celles-ci, et il n’y en a que quelques-unes connues. Le jeton esclave, l’émancipation d’Henry Clarck. C’est évidemment une part unique à cette personne. C’est en soi un objet à collectionner».

La pièce maîtresse de cette collection est la médaille d’émancipation, estime Dennis Rodman: «Cela transcende la collecte de pièces. . . C’est une chose patriotique, quelque chose à propos du bien qui l’emporte sur le mal. C’était littéralement la liberté de quelqu’un entre vos mains. C’est plus que simplement acheter quelque chose. C’est votre vie. Ils n’avaient pas de permis de conduire, mais c’était la vie de quelqu’un. Je pense que c’est assez important.»

            «Ne suis-je pas un homme et un frère» – Californie. 1796 –

 

En 1787, en réponse à une pénurie persistante de pièces de monnaie officielles, certains marchands et commerçants britanniques ont commencé à produire leurs propres pièces et jetons frappés à titre privé pour la circulation locale.

«Ne suis-je pas une femme et une soeur».

Le jeton d’un demi-sou (à gauche), qui a été fabriqué à Birmingham, porte le sceau de la Société pour l’abolition de la traite des esclaves sur l’avers ( le côté de la monnaie portant l’effigie). Une paire de mains jointes portant l’inscription «Que l’esclavage et l’oppression cessent dans le monde» apparaît au revers.

 

Dennis Rodman a de multiples vies, tantôt collectionneur d’objets de grande valeur patriotique le sportif est aussi écrivain. Et pour rendre visible le livre-mémoires qui loue ses records, il n’a pas hésité à se travestir en épouse, traversant les rues de New York.

C’était en 1996, pour promouvoir «Bad As I Wanna Be». Dennis Rodman a enfilé une robe de mariée sur mesure, fabriquée en France.  Ses demoiselles d’honneur en smoking escortaient  sa calèche, une Barnes & Noble sur la Cinquième Avenue. Dennis Rodman  répétait à l’envi qu’il était bisexuel et qu’il se mariait.

Provocation? sans doute. Mais bingo !  Le coup publicitaire a fonctionné et son livre «Bad As I Wanna Be» est rapidement arrivé en tête de la liste des best-sellers du New York Times et y est resté pendant 20 semaines. Une prouesse réalisée sans les réseaux sociaux, absents du Net à cette époque.

L’ancien attaquant du Basketball Hall of Fame n’a pas attendu cette opération marketing pour booster son image, depuis son entrée en ligue en 1986, il a très tôt compris comment l’image peut «magnifier un message et l’aider à transcender le sport».

«Ce livre l’a élevé à un nouveau niveau de renommée», notait son agent Dwight Manley, qui a géré le marketing en magasin. Il s’est occupé du champion de 1995 à 2000.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @C’newss Actus Dothy @Do Thy – Images Rob Repport / Getty Images

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