Kareen Guiock témoigne sur le «racisme ordinaire, insupportable pour celui qui le subit» dans Madame Figaro

«C’est insupportable pour celui qui le subit. Invisible pour celui qui le fait subir »

Kareen Guiock démontre les mécanismes et expose les causes d’un racisme ordinaire qui impacte la société française et crée inévitablement des discriminations. C’est dans le magazine Madame Figaro qu’elle explique et image dans une longue interview comment chaque jour des hommes et des femmes font face au racisme systémique en France.

Kareen Guiok – crédit photo @C’news Actus Dothy

Le débat sur le racisme est ravivé au coeur de l’été, quand aux Etats-Unis, un afro-américain, George Floyd coincé sous le genou d’un policier blanc, agonisait sous les yeux de passants. Dans un dernier souffle, l’homme suppliait, l’officier Dereck Chauvin, de le laisser respirer. Si le Black Lives Matter a refait surgir les spectres du racisme et des violences policières, il est un combat que Kareen Guiock mène avec force depuis très longtemps, c’est celui contre le racisme ordinaire. Son interview  dans Madame Figaro, soutenu par de nombreuses anecdotes ne laisse planer aucun doute sur ce que subissent les victimes du racisme dans le monde et aussi dans l’Hexagone.

Dans l’entretien réalisé par Madame Figaro, Kareen Guiok répond à ce qu’elle pense être une spécificité du racisme ordinaire : «Vous n’êtes pas un être humain, vous incarnez un préjugé. En réalité, c’est votre interlocuteur qui se dévoile en étant persuadé de vous avoir identifié. Ce sont des réflexes inconscients qui sont le fruit d’une longue histoire» souligne Kareen Guiock dans le magazine féminin. Les exemples personnels sont là et elle les cite : «Combien de fois dans une boutique, des clientes viennent me demander des tailles. Combien de fois au restaurant, dans les magasins, dans les taxis, partout, on me tutoie en s’adressant à moi, alors que l’on vouvoiera ceux qui ne sont pas Noirs ? »

Kareen Guiok – crédit photo @C’news Actus Dothy

Sur son compte Instagram, où la journaliste de M6 a lancé ce débat, précise-t-elle, les commentaires d’internautes victimes de telles discriminations sont légions : «J’ai reçu des dizaines de témoignages . Des avocates, greffiers, chercheuses, chefs d’entreprise, financiers, régulièrement confondus avec le personnel de ménage ou pris pour des stagiaires perdus dans les étages. »

Forte et déterminé à combattre devant cette «adversité », Kareen Guiok avoue qu’elle n’a pourtant pas «le sentiment d’être engagée. Cela relève de l’évidence. On ne peut pas être Noire sans aspirer à l’égalité. Pas plus que l’on ne peut être femme sans aspirer à cette même égalité».

Kareen Guiok – crédit photo @C’news Actus Dothy

Authentique, l’antillaise qui a également vécu sur le territoire guyanais, confie à Madame Figaro que «depuis 2017, j’ai renoncé aux brushings et à toutes ces coiffures très occidentales pas adaptées à mes cheveux, qu’elles abîmaient d’ailleurs, pour revenir à ce qui m’est le plus authentique.»

Le terme «divers» qui qualifie l’Autre, elle n’en veut pas «c’est trop fourre-tout pour être honnête. Or, il faut nommer. Regarder. Affronter. Reconnaître.». Consciente de sa position de leader Kareen Guiok, présentatrice d’un grand journal à forte audience dit : « On ne déconstruira pas les stéréotypes si l’on ne parvient à mettre les mots justes. Je sais que si je commets une erreur, son traitement sera sans doute disproportionné, et les conséquences pourraient atteindre ceux qui me ressemblent »

Kareen Guiok – crédit photo @C’news Actus Dothy

Enfin, la journaliste avertit qu’«Il faut en finir aussi avec le deux poids deux mesures : certains peuvent tenir des propos abjects, déshonorer la France et pourtant continuer à s’exprimer. On doit s’attaquer à ces contradictions qui ne font que renforcer le sentiment d’injustice »

Kareen Guiok qui livre son ressenti est une femme pleine de ressources, et assure avoir reçu des bases solides pour affronter tous les obstacles. La journaliste, seule présentatrice noire sur une chaîne nationale française et peut-être d’Europe, ajoute «L’amour de mes parents. C’est grâce à eux que j’ai eu un socle extrêmement solide, une estime de soi saine et la force d’aller d’aller au-delà des obstacles».

Kareen Guiock présente le journal télévisé de la mi-journée sur la chaîne M6 du lundi au vendredi dès 12h45. Elle séduit chaque jour plus de 1,4 million de téléspectateurs depuis 2012.

Notre rédaction a rencontré la journaliste-présentatrice en 2018 dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés

Kareen Guiok – crédit photo @C’news Actus Dothy

« Votre interlocuteur croit toujours savoir qui vous êtes, ce que vous faites là, quelles sont vos arrières-pensées. Il est convaincu que vous êtes possiblement à son service ou que vous représentez une menace »

À retrouver l’intégralité de son interview dans le nouveau numéro de Madame Figaro. 

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Disparition guadeloupéenne: La piste familiale est évoquée dans « un contexte familial compliqué »

Disparue depuis jeudi 17 septembre dernier, il n’y a toujours aucune nouvelle de la jeune Leevydjah Lazard. Les traces de la petite fille âgée de 11 ans s’arrêtent à la sortie de son collège à Montréjeau où elle a récemment fait sa rentrée en 6ème. Une disparition inquiétante qui a depuis renforcée la vigilance des parents de cette petite commune  mais aussi des jeunes élèves qui s’interrogent sur cette mystérieuse disparition.

Le procureur de Saint-Gaudens a ouvert une information judiciaire mardi 22 septembre, soit 5 jours depuis que la jeune guadeloupéenne s’est « volatilisée ». Toutes les pistes sont étudiées et surtout la piste familiale n’est pas écartée, rapporte le quotidien France Bleu.

Selon les sources du média en ligne, la petite « Lili, » comme l’appelle sa grand-mère a disparu peu après sa sortie du collège Bertrand Laralde, dans l’après-midi. Avant, Leevydjah Lazard a téléphoné à sa grand-mère pour l’avertir qu’elle quittait le collège. Avec son autorisation, « Lili » a commencé à marcher dans la rue, le temps de retrouver sa grand-mère. C’était d’ailleurs la première fois qu’elle marchait seule dans les rues de Montréjeau. Seulement, elles ne se sont jamais retrouvées.

Une fois l’alerte donnée, le maire de Gourdan Polignan a signifié à la presse qu’une brigade de cynophile de la gendarmerie était sur place et « le chien a « marqué » à la sortie du collège ». Selon lui, les « gendarment pensent qu’elle est montée dans une voiture. Mais on n’en sait pas plus, il n’y a pas de caméras de surveillance sur la commune ». A ce stade, le maire de cette commune limitrophe de celle où habite l’enfant s’interroge sur une éventuelle piste familiale : « Je pense » cite France Bleu, « Que la maman de cette jeune fille a été entendue, parce que peut-être que c’est elle qui a voulu la récupérer, étant donné que c’est la grand-mère qui en a la garde ».

La grand-mère venait juste d’obtenir la garde de Leevydjah Lazard, « au détriment de la mère de Lili ». L’entourage redoute un enlèvement prémédité, planifié, dans « un contexte familial compliqué » indique le site.

Mais rappelle, Christophe Amunzategy, le procureur de la République de Saint-Gaudens l’enquête est ouverte et toutes les pistes sont minutieusement étudiées.

Contrairement aux rumeurs,  Leevydjah Lazard n’est pas la petite-fille de Christiane Obydol, chanteuse du groupe Zouk machine dans les années 1980. La jeune disparue est la petite fille de son amie « Gigi », a-t-elle précisé sur sa page Facebook.

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Disparition inquiétante: La jeune Leevydjah Lazard est toujours portée disparue, un appel à témoin est relancé

La gendarmerie de Montréjeau réitère un appel à témoins dans le cadre de la disparition inquiétante, d’une jeune guadeloupéenne de 11 ans, Leevydjah Lazard surnommée Lylie. L’enfant a disparu sur les secteurs de Montréjeau ou de Gourdan-Polignan jeudi 17 septembre 2020 à 17h00 en Haute-Garonne.

Depuis cette date, pas de traces de Leevydjah, une enfant âgée de 11 ans originaire de la Guadeloupe et qui vit avec sa grand-mère à Gourdan-Polignan. Leevydjah Lazard surnommée Lylie a suivi ses cours au collège de Montréjeau, jeudi 17 septembre. Elle avait prévu de rentrer chez elle à pied en accord avec sa grand-mère sur un parcours d’une vingtaine de minutes de marche. Seulement la jeune fille qui s’est installée dans le Comminges cet été n’est jamais arrivée et ne répond à aucun appel.

L‘adolescente mesure 1m65 à 1m70, corpulence normale, cheveux courts noirs et frisés. Au moment de sa disparition, Lylie portait un bas de jogging gris, débardeur blanc, baskets noires et blanches Jordan. Elle porte deux sacs à dos, l’un noir et l’autre bleu/rose de marque Roxy.

Le procureur de Saint-Gaudens a décidé d’ouvrir une information judiciaire « pour offrir un cadre juridique qui permet aux enquêteurs de poursuivre leur travail et de leur donner les moyens de retrouver la jeune fille », rapporte le site d’infirmortation La Dépêche. Cette information judiciaire ouverte pour « disparition inquiétante » doit permettre « d’explorer toutes les pistes », estime le procureur.

Diverses investigations et recherches ont été réalisées entre Montréjeau et Gourdan-Polignan avec notamment l’intervention de l’équipe cynophile du peloton de gendarmerie de haute-montagne de Luchon. sans résultats.

Les personnes susceptibles de fournir des informations sont invitées à contacter la gendarmerie au : 08 00 87 89 32 (numéro vert) ou à appeler le 17.

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Images Gendarmerie Haute-Garonne

La Barbade séduite par la Chine, rejette son passé colonial, les britanniques s’inquiètent pour le reste de la Région

Selon Thomas Georg John Tugendhat, président de la commission des Affaires étrangères à la Chambre des communes britanniques, la Chine cherche activement à réduire le statut historique de Londres en tant que partenaire clé des pays des Caraïbes. Thomas Georg John Tugendhat a fait part de ses préoccupations dans un discours intitulé «Réévaluer la politique étrangère du Royaume-Uni à l’égard de la Chine».

La reine Elizabeth II et Sandra mason, gouverneure générale de la Barbade

Un discours qui tombe à point nommé, au moment où la Barbade a fait savoir son intention de ne plus être sous la protection de la couronne britannique. Ce qui laisse dire aux experts politiques : « Aujourd’hui, dans les Caraïbes, certaines îles semblent être sur le point d’échanger une reine symbolique à Windsor contre un empereur réel et exigeant à Pékin.» Des renseignements de la CIA sur les activités chinoises à la Barbade ont été partagés avec la Grande-Bretagne, a déclaré une source au Times.

Tom Tugendhat pdt de la commission des Affaires étrangères britanniques

La commission des affaires étrangères que dirige Tom Tugendhat, est l’un des nombreux comités restreints de la Chambre des communes britanniques, qui examine les travaux du Bureau des affaires étrangères, du Commonwealth et du développement. Au New York Times, Tom Tugendhat a refusé d’entrer dans les détails concernant les tactiques présumées, mais a expliqué les moyens employés : «La Chine utilise depuis un certain temps les investissements dans les infrastructures, la diplomatie et la dette comme moyen de contrôle.»

Ambassade de Chine à la Barbade

Indépendante depuis 1966, c’est la troisième fois, en moins de 20 ans, que la Barbade exprime son désir d’abandonner la souveraineté britannique, seulement les analystes estiment que cette fois il y a une réelle volonté politique et que cette annonce semble plus sérieuse.

La reine Elizabeth II en visite à la Barbade

Selon le site d’information Barbados Today, en 2019, la Chine aurait fait don à la Barbade, d’équipements technologiques, comme des ordinateurs portables et des tablettes, et en 2017, elle a offert du matériel pédagogique aux écoles de l’île. Pékin a également investi dans des projets agricoles sur l’île et la Barbade a mis en place un avant-poste d’Invest Barbados, dans la capitale chinoise, indiquent des récents rapports.

Sandra mason, gouverneure générale de la Barbade

Mardi 15 septembre, Sandra Mason, la gouverneure générale de la Barbade, annonçait, à la surprise générale, que les Barbadiens voulaient un chef d’État barbadien. Elle déclarait  : «Le moment est venu de laisser complètement derrière nous notre passé colonial. Ayant obtenu son indépendance il y a plus d’un demi-siècle, notre pays ne peut nourrir aucun doute sur ses capacités à s’autogérer».  La Barbade deviendrait une République le 31 novembre 2021.

Rappel : Le Royaume-Uni n’est pas vraiment une monarchie mais une République qui se fait passer pour une monarchie.  Le peuple reste souverain.

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Le Crefom change de stratégie face aux silences de l’Etat sur les inégalités de traitement et les discriminations

Malgré des pressions et des intimidations, le Crefom a maintenu son rassemblement place de la Nation dans le 12ème arrondissement de Paris. A l’appel du Conseil représentatif des français d’Outre-mer (Crefom), des associations et des organisations ultramarines des différents territoires respectifs se sont déplacés. Une première pour le Créfom qui rompt avec ses habitudes, l’association qui jusqu’alors entretenait des relations plus ou moins pacifiques avec les instances gouvernementales de gauche comme de droite qui se sont succédées ces dernières années.

Place de la Nation – Paris 12è arrondissement

L’objectif pour cette association qui a été dirigée entre autre par Patrick Karam, aujourd’hui vice-président du Conseil régional d’Île-de-France,  était de mobiliser en masse à Paris les personnes issues des Territoires, des Collectivités ou des Régions des Outre-Mer. De Mayotte à la Nouvelle-Calédonie, de Martinique à la Guyane, plusieurs représentants ultramarins se sont exprimés en tribune. Tous ont présenté les difficultés de leurs régions et dénoncé les inégalités de traitements et les discriminations que subissent encore les populations ultramarines ici à Paris mais également en Outre-mer.

Dominique Sopo – Sos Racisme

Dans une longue diatribe, le secrétaire-général du Crefom a expliqué pourquoi il devenait impératif pour son organisation de changer de stratégie devant le silence récurrent de l’Etat. La réforme des congés bonifiés, le gel des loyers durant le covid 19, l’aide aux voyages pour les plus démunis, la non-représentation des ultramarins parmi les équipes dirigeantes dans la Télévision publique, des appels sourds et sans réponses sur des problématiques urgentes. Toutes ces raisons font dire d’une même voix aux membre du Crefom, : « Nous ne voulons plus de promesses ». 

Estelle Youssoufla – Journaliste et Présidente du Collectif des citoyens de Mayotte

Ce samedi 26 septembre 2020, la manifestation pacifique qui a eue lieu sous le kiosque place de la Nation aura été un succès à demi-teinte, concède un dirigeant du Crefom. Les participants et responsables associatifs quant à eux, ont montré leur satisfaction à défendre ensemble des territoires éloignés les uns des autres mais qui ont les mêmes demandes et les mêmes prérogatives. Une demande persistante dans la lutte contre les inégalités de traitement face à une France qui reste silencieuse aux plus urgentes sollicitations de ses français d’Outre-mer.

Naéma Rainette-Dubo

Naéma Rainette-Dubo la porte-parole du Collectif Zéro Chlordécone Zéro Poison  a une nouvelle fois rappelé la lutte toujours inégale des antillais contre l’empoisonnement à la chlordécone. L’objectif de la militantes’invitant à la fin de la manifestation, était de dénoncer les arrestations abusives de jeunes martiniquais anti-chlordécone  et d’appeler les communautés « à rejoindre la lutte et d’y croire ». S’invitant sur la tribune, c’était également l’occasion pour la jeune femme de faire savoir aux guadeloupéens et aux martiniquais, qu’ici à Paris, ils sont soutenus dans leur combat contre un pesticide qui aujourd’hui provoque sur place, des maladies et des cancers chez les habitants jeunes et moins jeunes. Une question de santé publique toujours sans réponse tangible des autorités.

Extraits de la manifestation du samedi 26 septembre initié par le Président du Crefom à Paris, Daniel Dalin, sous la vigilance de Claudy Siar et  Antony Etelbert, le secrétaire-général du Conseil représentatif des français d’Outre-mer :

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram C’news Actus DothyImages C’news Actus Dothy

Paris : Le jardin «Solitude» inauguré dans un lieu qui symbolise la fin de l’esclavage

Samedi 26 septembre 2020 est une date que l’histoire retiendra. Plus de 200 ans après sa mort, le nom de la Mulâtresse Solitude sera à jamais inscrit dans nos livres d’Histoire. Ce week-end la maire de Paris a inauguré un petit jardin du nom de «Solitude», place du Général Catroux dans le 17è arrondissement de la capitale.

En présence de Jacques Martial, comédien et chargé des Outre-mer auprès de la maire de Paris, d’Audrey Pulvar, maire-adjoint d’Anne Hidalgo et de Karen Taieb, maire adjoint à la mairie de Paris, chargée du Patrimoine et de l’histoire de Paris, «Solitude» est enfin reconnue au-delà des frontières guadeloupéennes et antillaises.

Faisant face à l’imposant monument du général Thomas Alexandre Dumas, érigé par Alphonse Emmanuel et la statue ouverte des Fers, représentant une chaîne brisée en hommage à Alexandre Dumas, le jardin autrefois nommé les 3 Dumas est aujourd’hui rebaptisé du nom de la combattante guadeloupéenne «Solitude».

Place du Général Catroux, après une cérémonie teintée de discours, de chants, le docteur Karen Taïeb, chargé du patrimoine, de l’Histoire de Paris et des relations avec les cultes a répondu aux questions de notre rédaction :

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram C’news Actus Dothy – Images et Vidéo C’news actus Dothy

Miss Picardie 2020-Miss France : Yasmine Guieme une candidate pleine d’atouts qui vise la 1ère marche du podium

L’urgence d’avoir sa Miss régionale devient prioritaire pour les comités qui organisent dans des conditions inédites ce concours de beauté. Après Miss Alsace et Miss Ile-de-France, c’est au tour du comité Miss Picardie de choisir sa nouvelle Miss régionale. Une première étape a été franchie pour toutes celles qui devraient concourir ce dimanche 11 octobre 2020 à 15h à l’Elispace de Beauvais.

Qui remplacera Morgane Fradon pour cette nouvelle édition. Elles sont 15 à espérer porter cette couronne et surtout à poser auprès de Clémence Botino, Miss France 2020. Yasmine Guieme est l’une des jeunes filles qui attend avec une grande impatience la date du 11 octobre prochain. Pourtant sa candidature n’a pas été si spontanée, sa présence dans le concours est le fait de toute sa famille et Yasmine Guieme arrive quatrième au concours de Miss Aisne.

Des atouts, elle en a « Chaque candidate à ses atouts mais je pense que je pourrais apporter ma joie et ma bonne humeur. Il est aussi important de garder la tête sur les épaules et de rester humble » commente Yasmine Guieme. La candidate est née à Londres, plus précisément à Lewisham et ses parents nés en Côte-d’Ivoire et en Tunisie, décident finalement de s’installer en France.

« Je me sens prête pour le 11 octobre, je vais donner le meilleur de moi-même car je n’ai pas envie de décevoir mes proches et ceux qui viendront me soutenir ». Bien faite mais aussi la tête bien pleine, Yasmine Guiem est studieuse, elle est en 2ème année d’Ecole Supérieure de Tourisme. Mais pour l’heure, la candidate a besoin de voix pour gagner le titre de Miss Picardie et Yasmine Guieme sait qu’il lui faudra batailler encore un peu contre une quinzaine de jeunes filles, aussi déterminée qu’elle l’est.

La jeune londonienne, Yasmine Guiem a foi en son étoile et elle prépare sa future élection, soignant le moindre détail.

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Clémence Botino et Murielle Kabile complices et rayonnantes au concours Miss Ile-de-France 2020

« J’étais présente pour un défilé Haute Couture avec ma collection Couleurs Racines et les créations Design Hair Couture. Les candidates  au concours Miss Ile-de-France 2020, les invités et Miss France 2020 ont adoré». Murielle Kabile partage un enthousiasme non dissimulé avec la pétillante Clémence Botino .

Murielle Kabile et Clémence Botino – Samedi 19 septembre 2020 – Miss Ile-de-France pour Miss France 2021

Réalisé par Chloé Dirras samedi 19 septembre à Dammarie-les-Lys, l’élection  de Miss France qui aura tenue en haleine de nombreux téléspectateurs et fans pendant plus de trois heures, a fait de Lara Lourenço, (une étudiante du Val-de-Marne), la  nouvelle Miss Ile-de-France.

Lara Lourenço, Miss Ile-de-France 2020

Ce samedi  soir, devant  1 100 personnes et des millions de spectateurs, les 15 candidates d’Ile-de-France ont tout donné pour cette couronne bien convoitée, rivalisant d’élégance et d’aisance à chaque tableau présenté par Laure Mattioli, présidente du comité Miss Ile-de-France. « Le défilé de Miss France est un rêve que nous regardons avec des paillettes dans les yeux. » commentaient dans 78 Actus, deux jeunes candidates Lara et Juliette.

Laure Mattioli

Des paillettes aux couleurs des Antilles pour ce concours qui existe depuis 1930.  Comme à chaque concours régional, Clémence Botino en première loge, se doit d’accompagner les premiers pas de chaque  nouvelle Miss qui automatiquement est qualifiée pour concourir au titre de Miss France 2021. Si sa présence est très attendue pour le show final, elle se doit de rassurer des jeunes filles qui espèrent toute réussir les étapes indispensables pour gagner leur place au célèbre concours de beauté.  Radieuse à Dammarie-les-Lys, Clémence Botino a  montré ses talents de danseuse  avant de défiler en guest star pour la créatrice Murielle Kabile.

C’était d’ailleurs le temps fort du spectacle à l’Espace Pierre-Bachelet,  la  collection Hair Couture Paris, de la designer portée par les 15 candidates, un franc succès pour Murielle Kabile qui revient pour la seconde fois au concours Miss Ile-de-France.

Murielle Kabile à l’Espace Pierre-Bachelet (Dammarie-les-Lys)

Contrairement à 2019, où  le concours se déroulait à l’Hôtel Renaissance, « pour cette édition 2020, dans une salle plus intimiste, malgré les conditions sanitaires imposées », explique la designer : « J’ai eu l’occasion d’approcher un peu plus l’univers du concours qui montre les jeunes filles se préparer dans une grande excitation, un grand stress. Même si elles apprécient de porter des vêtements de grands créateurs, leur seul objectif reste la finale. Elles savent ce qu’elles veulent. Intelligentes et avisées,  toutes ces jeunes filles représentent bien la France », atteste la  créatrice.

À  Dammarie-les-Lys, Murielle Kabile, partenaire de l’évènement a clôturé la soirée  entre ethnicité, luxe et Haute couture. L’occasion pour notre rédaction de comprendre et d’interroger la designer, qui ose s’éloigner (occasionnellement) de ses grandioses et traditionnels  défilés de la Fashion Week de Paris. « J’apprends à découvrir ce milieu qui ne me correspondait pas au début. Ici, c’est un milieu de princesse, de magie et de couronne, et moi, j’évolue plutôt dans le monde des Arts, de la confection et du tissage capillaire. Mais, au final c’est une expérience enrichissante que j’ai eue. Il s’agissait essentiellement d’accompagner les anciennes Miss invitées, celles qui ont concourues les années précédentes, celle des top 5». 

Couleurs Racines et les créations Design Hair Couture par Murielle Kabile, concours Miss Ile-de-France 2020-19/9/2020

Le comité a voulu du renouveau pour cette deuxième collaboration, avoue Murielle Kabile : « Ma participation vient agrémenter et compléter des tenues qui depuis toujours mettent en beauté les jeunes candidates. Le comité de Miss Ile-de-France a voulu un peu plus d’acidité sur le podium. Il ont eu envie de mêler ce monde de princesse qui fait rêver le jeunes filles et moi j’étais cette touche afro-caribéenne que recherche également les responsables du concours. J’ai ramené un peu plus de  couleurs et une touche de diversité ce soir-là. Mon équipe et moi, nous avons eu d’excellents retours, les spectateurs et les candidates ont beaucoup apprécié et l’ont dit. Les filles ont adoré porter mes tenues ».

Evidemment, il y avait Clémence Botino  à l’Espace Pierre-Bachelet,  « une femme admirable ! » concède Murielle Kabile qui a pu échanger et rencontrer « une personne pleine de vie. »

Clémence Botino, Miss France 2020 (Guadeloupe)

« Clémence est une jeune femme adorable. C’est la première fois que je la rencontre. On a, très peu discuté car notre timing était serré. Clémence,  adore défiler, aime les shows, le divertissement, elle s’est révélée une personne très simple, abordable, magnifique, riante, bien vivante. C’est aussi une très belle femme, et très intelligente en plus. J’image un bel avenir pour Clémence » résume enfin Murielle Kabile, élogieuse envers la guadeloupéenne, élue Miss France à Marseille en décembre 2019.

  Couleurs Racines et les créations Design Hair Couture par Murielle Kabile, designer Paris/Martinique

Que retiendra Murielle Kabile, créatrice du concept Hair Couture Paris qui crée ses modèles en s’inspirant de l’Art du tissage et des tresses, savoir-faire ancestral, fruit des traditions et cultures de l’Afrique Noire et de la Caraïbe. « Participer à ce genre de shows, c’est toujours bénéfique. C’est à mon avis une belle expérience à vivre, C’est si différent de mon quotidien entre les mannequins, les défilés et les expositions. Ces deux univers sont si opposés. Les mentalités et les objectifs divergents des Miss concurrentes au Top Models que j’habille toute l’année ».  Preuve que la designer a su se faire sa place ce samedi 19 septembre à l’Espace Pierre-Bachelet.  Son défilé, dernier tableau de la compétition, a semble -t-il remporter tous les suffrages.

Pour conclure Murielle Kabile quitte ce 90ème concours Miss Ile-de-France avec un regard plus doux, un brin nostalgique : « Ce monde de rêve, de magie fait également partie de nous. Il comble nos rêves de petites filles. C’est selon moi, une belle couverture médiatique et c’est bien de l’enrichir et d’innover. Être en backstage, assister aux préparatifs, observer l’euphorie des candidates et participer au travail des équipes dans cette même aventure, est tout simplement une belle expérience. » juge la martiniquaise.

Chloé Furiet, 1ère dauphine de Miss Ile-de-France 2020

Aux côtés de Lara Lourenço (N° 9), Miss Ile-de-France 2020 et Clara Lagurgue, (N°8) 1ère Dauphine, Chloé Furiet (n°5), habitante de Seine-et-Marne qui vit à Montry a été couronnée 2e dauphine. Sa mère Marie-Line Varsovie et son jeune frère étaient tous deux dans la salle, à la soutenir. Avant le concours, la candidate numéro 5 ne cachait pas son envie d’être là : «Stressée mais heureuse» confessait la jeune fille, née à Paris mais originaire de la Martinique.

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«Solitude», née esclave, héroïne et résistante, aura une statue et un jardin à Paris

Plus connue sous le nom de la Mulâtresse «Solitude»,  «Solitude», est une des plus grandes femmes à s’engager dans le combat contre l’esclavage en Guadeloupe. Son histoire, tirée de l’oubli en 1972 par l’écrivain  André Schwarz-Bart, (époux de la très célèbre guadeloupéenne Simone Schwarz-Bart),  a marqué l’histoire de la résistance noire, quand à l’âge de 30 ans, elle est condamnée à mort, incarcérée puis pendue. Cette reconnaissance est également historique, car c’est la première fois qu’une femme de la diversité aura sa représentation dans l’espace public en France. L’initiative est de la maire de Paris Anne Hidalgo qui dès ce samedi 26 septembre doit inaugurer un jardin portant le nom de la combattante «Solitude».

Dans le 17ème arrondissement, la mémoire de l’antillaise, insurgée, rebelle et engagée, sera honorée d’une plaque en son nom.

Anne Hidalgo durant les élections municipales – Mars 2020

« Ce sera la première statue de femme noire à Paris » a déclaré le nouvel adjoint au maire, chargé des Outre-mer. Jacques Martial, homme de culture, ancien président du Mémorial ACTe de Guadeloupe, s’est félicité de voir «Solitude» bientôt intégrant la quarantaine de statues de femmes historiques, visibles dans tout Paris.

La mulâtresse «Solitude» – Photo C’news Actus Dothy

La mulâtresse «Solitude» est née du viol d’une femme esclave africaine et d’un marin Blanc. En grandissant, elle sera remarquée par ses maîtres. Jeune femme à la peau et aux yeux clairs elle deviendra domestique, d’un rang supérieur aux autres femmes  à la peau plus sombre. Alors qu’elle a un statut privilégié contrairement à ses frères et soeurs nègres, dès la fin de l’esclavage en 1794, elle rentre en rébellion et devient une marronne. Dans le même temps, «Solitude» entend l’appel du colonel Louis Delgrès, le martiniquais basé en Guadeloupe à Basse-Terre lance un appel à la résistance.

Chantal Clem, fondatrice des «Femmes Totems»  et la mulâtresse «Solitude»

En  mai 1802, l’Empire français rétablit l’esclavage et «Solitude» s’engage dans la résistance et lutte corps et âme contre les colons esclavagistes. Elle sera arrêtée, condamnée et pendue le 29 novembre 1802, le lendemain de son accouchement.

Jean-Baptiste Colbert, auteur du code noir

Figure emblématique de la résistance noire, «Solitude» aura une statue dans Paris, selon les voeux de nombreux antillais. Un projet  qui s’inscrit dans une période de tension où la communauté antillaise s’insurge contre les statues nombreuses de figures historiques controversées comme l’est celle de Jean-Baptiste Colbert. Auteur du code noir,  il  réglementait l’esclavage dans les colonies françaises.

Solitude née vers 1772 en Guadeloupe – Photo C’news Actus Dothy

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Patrick Karam et le racisme dans «Le livre noir du sport», Gaël Monfils sous les insultes d’internautes rageux

«Putain d’esclave, Singe noir stupide, Connard de noir », ce sont les insultes adressées au joueur Gaël Monfils qui venait juste de perdre un match en Italie. Ces pratiques, Patrick Karam les dénonce dans un ouvrage qui vient de paraître en librairie.

Ce jeudi 24 septembre 2020, Patrick Karam vice-président Libres du Conseil régional d’île de France et ancien président du Créfom (le Conseil représentatif des français d’Outre-mer) a sorti un ouvrage sur les différentes dérives dans le milieu du sport en France. Fort de son expérience comme inspecteur général de la jeunesse et des sports sous la présidence de Nicolas Sarkozy, l’élu originaire de la Guadeloupe a co-écrit «Le livre noir du sport» dans lequel il détaille les violences sexuelles, le racisme et la radicalisation subis par nombre de sportif.

Récemment, au tennis Gaêl Monfils, excédé a publié sur Instagram de nombreuses insultes, dont certaines à caractère raciste. Des injures reçues après sa défaite jeudi dernier au Masters 1000 de Rome. Gaël Monfils faisait son retour à Rome après plus de six mois sans matchs, en raison de la pandémie de coronavirus. Il a été éliminé (6-2, 6-4) dès le 2e tour, face à l’Allemand Dominik Koepfer.

On ne compte plus les footballeurs humiliés sur les terrain de foot avant ou après d’importants matchs. Magali Lacroze et Patrick Karam ont recueilli de nombreux témoignages tout au long de leur enquête.

«Le livre noir du sport» est paru ce jeudi 24 septembre 2020, est paru aux Editions Plon.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram C’news Actus Dothy
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