Parler de mode africaine c’est un raccourci «il faut apprendre à préciser ses propos pour qualifier les créativités du continent» Ramata Diallo

Ramata Diallo, la fondatrice de l’African Fashion Tour, diplômée de la Kedge Business School et de l’Institut Français de la Mode-IFM est consultante en stratégie marketing chez Fashion Consulting Paris. Suite à la pandémie Covid-19 qui bouscule les code de représentation de la mode, La professeure de marketing est interrogée dans le cadre du Salon du Luxe Paris, elle se livre sur le business de la mode sur le continent africain.

L’impact du coronavirus aurait été moindre dans certains pays africains qu’il ne l’a été en Europe, note Ramata Diallo. Prenant l’exemple de Dakar, où les couturiers masqués dès le début de l’épidémie, ont pu tirer leur épingle du jeu. Dans les ateliers, les tailleurs et couturiers ont continué leur activité mais avec des temps de production rallongés. Pour celle qui plaide pour le made in Africa, Ramata Diallo assure que si le confinement a forcé les créateurs à choisir les diffusions via Internet, ce nouveau moyen aura permis « aux organisateurs d’évènement, aux patrons des marques invités et aux photographes à partager leur vision, avec la volonté d’échanger pour construire le futur ».

Le Ramadan, indique Ramata Diallo est une excellente opportunité en terme de business. Dans cette période où les plus beaux habits sont de la fête religieuse, « les marques de mode sont restées connectées à leurs clients pour répondre à cette demande spécifique ».

Ramata Diallo très au fait de la créativité africaine répond sur les fondamentaux de la mode africaine. Et la fondatrice de la plateforme African Fashion Tour s’agace du raccourci quand on parle de la mode africaine. La consultante de mode rappelle qu’il « existe des spécificités et des savoir-faire par territoires », comme l’utilisation du Kenté au Ghana, du Lépi en Guinée Conakry, du Faso dan Fani au Burkina Faso ou du Bogolan malien.

Bogolan, Kenté, Faso dan Fani, Lépi

Et de conclure que « les portés, les couleurs, les techniques sont différents d’une région à l’autre. C’est cette une richesse créative qui est un véritable atout et il faut apprendre à préciser ses propos pour qualifier les créativités, au pluriel du continent ».

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram C’news Actus Dothy
Images Pagnific

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