Au soleil, avec un décolleté (comme dans les pays chauds), Marion refoulée d’un Casino, est-ce légal?

A Six-Four, vendredi 31 juillet vers 17h, Marion, accompagnée de sa belle-mère, se rend au supermarché Casino. La femme porte une jupe en coton et un bustier, avec un petit trou, là (entre les seins) indique Marion à Var-matin. Elle a besoin de lingettes et de couches pour son bébé.  Trop sexy, le vigile lui barre la route, lui interdit l’entrée dans le supermarché. Elle se pose la question : « Après tout, on est en France, on a encore le droit de s’habiller comme on veut, non? » 

Seulement la réponse est d’ordre juridique d’abord. Choquant sans doute, mais c’est possible légalement qu’un supermarché interdise à une femme dans le sud, alors qu’il fait 40 degrés, de venir avec un décolleté, pense l’avocat pénaliste chez Ruben & Associés, Philippe-Henry Honegger. Prenant en exemple un chef d’entreprise qui dirige un restaurant très chic, « il peut imposer au gens qui viennent dans son restaurant de porter la cravate et une veste, il en a le droit, il a le droit le faire, puisque c’est le règlement intérieur de son restaurant », confirme l’avocat pénaliste.  Sur le plan légal c’est oui même si cela étonne et crée  frustration et incompréhension.

Sur le plan moral, il est à préciser que dans les villes qui sont au bord de mer, les municipalités ont la possibilité de réglementer le port ou non du maillot de bain pour pouvoir se balader dans les rues. Un débat qui rend mal à l’aise, « comment éviter aux personnes qui sont à la plage de venir manger dans des lieux ouverts qui sont adaptés à recevoir du public, qui sont censés pouvoir vendre des produits et donc de restreindre la liberté des gens en les obligeant à se vêtir d’une manière ou d’une autre », tient à préciser Karim Ziabat, porte-parole des mouvements engagé.e.s de Laurent Joffrin.

Pour Marion qui s’est sentie insultée et humiliée, l’affaire a été résolue à l’amiable après qu’un policier soit intervenu : « La directrice a reconnu avoir mal agi », s’est excusée, raconte le policier au magazine Var-matin , « parce qu’elle ne voulait pas désavouer son agent de sécurité devant tous les clients. Elle a reconnu que la tenue de Marion était acceptable. Et qu’ils n’auraient pas dû lui refuser l’entrée. » La responsable du magasin a fait un geste commercial à sa cliente.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram C’news Actus Dothy
Image Capture d’écran

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