Anelka : « Je vois la réalité en face, je suis noir »: « Posture de victime, insupportable », Patrick Karam et CNEWS jugent le sportif

« Dans ma vision de coach, je ne m’imagine pas diriger un jour en France. Je vois la réalité en face, je suis noir et moi en plus, je m’appelle Anelka ». Une phrase insupportable pour certains, se focaliser sur la personne Anelka c’est fausser les question sur la discrimination, dire « je suis noir » et je ne pourrais y arriver, « c’est faux ».  Pas de pitié pour la cause Anelka, ce mercredi 5 août dans les studios de la chaîne CNEWS.

Invités par la journaliste Barbara Klein de Punchline été, Régis le Sommier (Directeur adjoint de Paris-Match), Jérôme Béglé (Directeur adjoint de la rédaction du Point), Karim Ziabat (porte-parole du mouvement Les engagés de Laurent Joffrin) Patrick Karam, vice-président Libres du Conseil régional d’île de France et ancien président du Créfom (le Conseil représentatif des français d’Outre-mer) avait pour sujet à débattre, la nouvelle polémique sur l’ancien attaquant Nicolas Anelka. Ce mercredi 5 août 2020,  Nicolas Anelka n’a eu aucunes circonstances atténuantes après sa nouvelle sortie jugée « désastreuse ». 

Sur le plateau de la chaîne en continu CNEWS, tous ont jugé que ce grand joueur au palmarès sportif prestigieux, « s’auto-limitait dans ses futures ambitions ».

Alors qu’il a mis fin à sa carrière internationale, il y a cinq ans. Même si sa parole reste très rare, malgré les très nombreuses critiques à son encontre, l’ancien attaquant français dit ce qu’il pense et il le dit « cash » .  La nouvelle polémique commence quand Nicolas Anelka,  né à Chesnay de parents martiniquais, se confie dans le journal Le Parisien. Alors qu’il suit une formation pour être apte à devenir coach sportif, l’ancien sportif, interrogé sur une possibilité de prendre la direction d’un club en France, répond sans détour :  » Je vois la réalité en face. Je suis noir et moi, en plus, je m’appelle Anelka ».

 

Une levée de bouclier sur ce supposé racisme qu’évoque Nicolas Anelka, pensent de concert les invités de CNEWS. Et Patrick Karam, ancien président du Créfom (le Conseil représentatif des français d’Outre-mer) assure que  « C’est insupportable » que Nicolas Anelka se pose « en posture de victime ».  Il s’explique : « Quand il dit je suis noir, je vais être discriminé, c’est quand même assez insupportable, car il y a des exemples et des contre-exemples ». L’élu parisien d’origine guadeloupéenne reconnaît cependant qu’il semble nécessaire de se construire un réseau pour accéder à ce genre de poste. Pour autant, assure t-il, Nicolas Anelka n’a pas « brillé par son esprit positif, est-ce qu’il avait brillé dans sa façon d’impulser ou d’entraîner le collectif? Moi je n’ai pas vu ça chez Anelka. J’ai vu chez Anelka le culte du particularisme, le culte de l’entre-soi ». Selon le vice-président Libres du Conseil régional d’ile-de-France, « Anelka n’a pas montré de grandes qualités pour devenir un grand coach. On n’en sait rien, il doit passer ses diplômes et puis nous verrons ».

Patrick Karam, pas très amène sur l’attitude  de l’ancien attaquant dans les années 2000, se désole et conseille  : « Anelka ne peut pas rester avec l’esprit : Je suis noir, je vais être discriminé, je n’aurais rien ». Si, l’intervenant ultramarin pense que « la porte est certainement étroite, peut-être plus étroite que pour d’autres » pour réussir dans cette reconversion,  il l’invite tout de même à passer tous les diplômes nécessaires pour (sûrement) concrétiser son choix  :  « Il y a des diplômes à avoir. Tant qu’il n’a pas ses diplômes, il ne peut pas trop en parler ». 

Ce à quoi la présentatrice de Punchline été lui a répondu que « Nicolas Anelka a passé ses examens dans ce sens. L’ancien joueur peut se féliciter d’avoir entraîné des jeuns à Lille et qu’il se donnait encore un ou deux ans pour accéder à cette profession «  d’entraineur sportif.

Pour conclure, Patrick Karam susceptible aux questions liées à la discrimination et à l’égalité ds chances en France, a tenu à préciser « qu’au-delà du « problème Anelka », il y a un manque de diversité dans l’encadrement sportif dans l’Hexagone ».

« Désastreux, épouvantable », de dire  « C’est parce que je suis noir » avance agacé Régis le Sommier de Paris-Match. Selon le rédacteur en chef l’ancien joueur « a cherché quand même cette mauvaise réputation, malgré le fait qu’il soit un joueur magnifique, quelqu’un d’exceptionnel ». Selon lui c’est faux, il suffit de prendre en exemple Pape Diouf, devenu le président de l’Olympique de Marseille entre 2005 et 2009. « Il y a pleins de possibilités aujourd’hui, il n’y a pas de discrimination particulière ».

Karim Ziabat, porte-parole du mouvement Les engagés de Laurent Joffrin, pense fortement qu’en se focalisant sur la personne Anelka qui attise du rejet et de la haine dont le seul nom provoque des crispations, « on réduit la question de la discrimination et de l’égalité des chances à une personne. Et on perd sur le combat de la discrimination et de l’égalité des chances. »

Nicolas Anelka en Club : Ligue des Champions, Championnat d’Angleterre, Championnat d’Italie. En sélection : Championnat d’Europe, Coupe des Confédérations. L’ancien attaquant a joué dans 13 clubs dont le PSG, l’Arsenal, le Real Madrid, Liverpool, Manchester City. En équipe de France, le martiniquais a été sélectionné 69 fois et a marqué 14 buts.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram C’news Actus Dothy
Images Captures d’écran C’news Actus Dothy/CNEWS

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