Théâtre : Deux jeunes haïtiens sélectionnés au Prix RFI Théâtre 2020

La nouvelle édition du Prix RFI Théâtre 2020 a sélectionné deux jeunes haïtiens parmi les 13 présélectionnés au concours. Naïza Fadiani Saint-Germain et Djevens Fransaint sont finalistes pour ce prix littéraire créé sept ans plus tôt sur RFI, la station de Radio publique Française à diffusion Internationale. Le mardi 8 juillet 2020, RFI annonçait sa liste de nominés.

«Le Purgatoire» de Naïda Fadiani Saint Germain, retenu par le Jury, lui a été inspiré par le comédien Rolaphtom Mercure, explique la jeune écrivaine sur le site Loop Haïti. « Le Purgatoire » serait la somme de leur conversations nocturnes. En résumé, l’haïtien lui a transmis le « virus » de l’écriture dramatique.

Au purgatoire, Lili, adepte de Rimbaud et transsexuelle, donne une leçon de grammaire à la prude Juliette Capulet et à Linda Lovelace, actrice de porno : elles doivent analyser un vers des Onze mille verges de Guillaume Apollinaire ! Tamar les rejoint avec un poème érotique de Paul Verlaine. Les personnages anachroniques de cette comédie déjantée s’affrontent à coups de références coquines, cinématographiques et littéraires, et s’en prennent au machisme.

Naïda Fadiani Saint Germain

«Le Bal de l’incontinence» c’est ce référencement de plusieurs auteurs qui vaut à Djenvens Fransaint sa sélection qui aujourd’hui le conforte dans ce genre dramatique et qui lui donne « Plus de foi dans mes écrits », déclare le dramaturge.

Un groupe d’individus improvisé en famille squatte une maison bourgeoise décrépite. Le père est le tyran de ce petit royaume. Confrontés au monde extérieur par la visite d’un médecin directeur d’une clinique et des pompes funèbres ou d’un émissaire de l’Etat chargé d’effacer la famille de l’Histoire, la mère et les deux fils font de la résistance. Un théâtre absurde et cruel où chaque séquence s’articule autour d’une péripétie loufoque.

Djenvens Fransaint

 

Les 11 autres ouvrages retenus sont :

Ainsi va la vie, Said-Mouhamed Ba (Sénégal)
La Cargaison, Souley­mane Bah (Guinée)
Le Poids du ciel sur la tête, Vhan-Ohlsen Dombo (République du Congo)
Le Chemin vers l’homme penché ­à la fenêtre, Besma Eleuchi (Tunisie)
Candeur carabinée, Sandra Elong (Cameroun)
La Traversée, Mireille Gandebagni (Bénin)
Hangbé, Kokouvi Dzifa Galley (Togo)
Babillages, Sarah Hatem (Liban)
Palabres urbaines, Jean-Paul Tooh-Tooh (Bénin)
Le Chant de la petite horloge, Jérôme Tossavi (Bénin)
Frères de sang, Pingdwinde-Paul Zoungrana (Burkina Faso)

Le lauréat du Prix RFI Théâtre 2020 sera désigné le 27 septembre à Limo­ges, dans le cadre des Zébrures d’automne du festival «Francophonies – Des écritures à la scène».

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram C’news Actus Dothy
Images clicetplume/LoopH/RFI

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