Choqués, les proches de la femme enceinte oubliée dans un parloir réclament des sanctions

La famille de Mabéré estime qu’elle a été « séquestrée » dans le parloir  de Liancourt durant plusieurs heures et sans doute serait elle restée plus longtemps « captive » car le lundi les prisonniers n’ont pas droit à des visites. Ses proches sont choqués.

Après avoir passé 17 heures seule dans un parloir, sidérée, la famille de la femme enceinte de huit mois et demi, réclament des sanctions. L’administration pénitentiaire a reconnu un grave dysfonctionnement et une enquête administrative est en cours.

Chaque semaine, Mabéré, qui vit avec sa famille à Aulnay-sous-Bois rend visite à son mari incarcéré à la prison de Liancourt, dans l’Oise. Dimanche dernier, elle est au parloir, son téléphone, sa pièce d’identité et ses effets personnels sont consignés dans un casier pour visiteur. La visite prend fin, son compagnon est ramené dans sa cellule. Il est 17 heures et c’est à ce moment précis, selon la mère de famille, que son calvaire commence. Mabéré constate qu’elle est seule et s’angoisse : « J’ai vu qu’il n’y avait personne, j’ai commencé à taper sans m’arrêter. J’ai crié, il n’y avait personne. J’ai sonné fatigués. Il n’y avait personne ».

Puis les lumières sont éteintes, la climatisation est mise à fond, Mabéré craint pour son bébé. Elle se retient d’uriner pendant 17 heures. Massita, sa fille, inquiète, appelle le centre pénitentiaire,  un fonctionnaire lui répond que sa mère n’est pas dans les lieux. La jeune fille de 20 ans téléphone aux hôpitaux du secteur, en vain.

À trois heures du matin, Massita se rend au commissariat, les agents contactent le centre pénitentiaire, sans succès.Un avis de recherche est finalement dressé pour disparition.

Lundi matin, il est 10 heures quand une femme passe dans le couloir de la prison et entend les cris de la « captive ». Enfin Mabéré est libérée. Enceinte, presqu’à terme, elle n’avait pas mangé durant 13 heures. Le centre pénitentiaire a ouvert une enquête administrative après avoir reconnu des manquements graves et un dysfonctionnement interne.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram C’news Actus Dothy
Images Facebook/BFM

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