La maison d’Aimé Césaire, classée monument historique est ouverte au public

La Fondation Aimé Césaire (FAC) créée en juillet 2018, a confié à Johanna Auguiac, chef de projet pour la restauration du domicile d’Aimé Césaire et le suivi de la Fondation Aimé Césaire, la mission de restaurer, valoriser le domicile de l’écrivain martiniquais.

Intérieur de la maison d’Aimé Césaire (Fort-de-France, Martinique)

La maison d’Aimé Césaire classée monument historique et qui fait partie de la mission patrimoniale Stéphane Bern est désormais un espace muséal et mémoriel dédié à Aimé césaire.

Aimé et Suzanne Césaire

Aimé Césaire, mort le 17 avril 2008 laisse un patrimoine culturelle immense tant au niveau mondial que dans sa région Caraïbe. C’était donc une évidence d’ouvrir les portes de sa résidence aux visiteurs. Même s’il a grandi à Basse-Pointe, une commune du Nord Caraïbe, c’est à Fort-de-France qu’Aimé Césaire s’est installé dès son retour dans son pays natal, la Martinique. Aujourd’hui, les visiteurs pourront s’imprégner de l’aura de cet écrivain,  découvrir une petite part de l’intimité de cet homme politique de la Martinique, un des fondateurs du mouvement de la Négritude,  et père du Parti Progressiste Martiniquais (PPM) qu’il a créé avec son ami André Aliker.

Aimé Césaire, André Aliker et Camille Darsières

La Maison d’Aimé Césaire située dans le quartier résidentiel de Redoute à Fort-de-France sera ouverte au public à partir de la mi-juillet, tous les lundis de 9h30 à 12h30. Les mardis seront consacrés aux groupes composés de 7 personnes maximum, les visites se feront sur rendez-vous.

Suzanne Césaire, écrivaine

Dans cette maison de style colonial, Aimé Césaire et Suzanne l’ont acquise dans les années 1960, elle comprend trois chambres, un bureau, un salon, une bibliothèque de plus de trois mille livres, des salles d’eau et des dépendances. Aimé Césaire y a vécu les quarante dernières années de sa vie.

Léopold Sédar Senghor et Aimé Césaire (Les fondateurs de la Négritude)

Dominique Brebion de l’association Air Caraïbe du Sud décrit ce que cette visite dévoilera dès le 15 juillet, extrait :

Comment ne pas être ému par le tableau, face au bureau, où le poète a épinglé ses souvenirs : un poème de sa jeune fille Delphine, des photos de très chers amis comme Michel Leiris, une ancienne prescription médicale de son ami de toujours, Pierre Aliker, le «grand carte de transport «famille» pour son épouse Suzanne lors de leur séjour à Paris. Il y a aussi une photo du kapokier de Saint-Pierre [également connu sous le nom de ceiba] qui a à peine survécu à l’éruption de 1902 et dont le tronc carbonisé a de nouveau germé cinquante ans plus tard. Il reste un chèque de 4823,65 francs, jamais encaissé. Cette somme correspond à sa part du droit d’auteur pour la revue Tropiques, rééditée par Jean-Michel Place à la fin des années 1990.

Durant les visites, le port du masque est obligatoire.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram C’news Actus Dothy
Image 100 pour cent Antilles/Africavivre/Air Caraïbe du Sud

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