Enfermés et confinés de force, la police libère 300 nigérians exploités et maltraités dans une usine de riz

Sous le fallacieux prétexte du virus Covid-19, des exploitants étrangers ont maintenus 300 travailleurs locaux, sous leurs seules autorités, pendant plusieurs semaines. Menacés, exploités et affaiblis moralement, les travailleurs ont été libérés par la police de leur pays. Cinq directeurs de l’usine appartenant à des Indiens ont été arrêtés.

La police nigériane a libéré une centaine d’hommes détenus malgré eux dans une usine, depuis trois mois. Ces travailleurs étaient confinés dans une usine de riz, la Popular Farms, située à Kano, une ville du Nord du Nigéria.

Kano au Nigéria

Lundi 22 juin 2020 est une date que de nombreux travailleurs nigérians garderont en mémoire. C’est le jour de leur libération après plus de trois mois enfermées dans une usine de transformation de riz. Ils étaient contraints de travailler tout au long de la pandémie de coronavirus.  « On a promis aux travailleurs 13 $ (11,60 euros)  supplémentaires par mois en plus de leur salaire mensuel de 72 $ 5 (64,26 euros), ceux qui n’ont pas accepté ont été menacés de licenciement », témoigne un travailleur rescapés

En février, les responsables ont tout d’abord laissé entendre aux travailleurs qu’ils seraient confinés dans les locaux pendant quelques jours seulement,  le temps de doubler la production de riz. La porte de l’établissement était tenue verrouillée pour empêcher la propagation de la Covid-19.  Puis les dirigeants sont devenus plus exigeant,  menaçant de licenciement  les nigérians s’ils tentaient de partir. Les travailleurs affirment qu’ils n’étaient pas été autorisés à quitter l’usine à partir du 23 mars.

La police a été informée de cette affaire d’exploitation par le Global Human Rights Network. Un des travailleurs aurait tenté avec succès a approcher l’Institution. Selon, un représentant de l’Organisation de défense des droits humains,  les conditions de travail dans l’usine étaient proches de celles d’animaux sauvages : « Leurs repas n’étaient pas suffisants et il n’y avait pas de médicaments pour ceux qui sont tombés malades » atteste un ancien travailleur de l’usine.  Contactés par la BBC News, les responsables de l’Usine « n’ont pas répondu ».

La police a arrêté plusieurs directeurs de la Popular Farms, d’origine indienne. Le porte-parole de la police, Abdullahi Haruna, a déclaré à la BBC que l’usine avait été fermée et que les propriétaires faisaient l’objet d’une enquête.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram C’news Actus Dothy
Images BBCNews/The Star

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