George Floyd : Beyoncé lance une pétition, déjà 8 millions de soutiens, Rihanna dévastée, les artistes du monde entier demandent que « Justice soit faite »

Après Barack Obama qui réclamait justice suite à la mort de l’afro-américain George Floyd, sur les réseaux sociaux de nombreuses personnalités en soutien à la famille du défunt, appellent également à une vraie justice. Entre vendredi et samedi, Beyoncé a publié une vidéo puissante sur les réseaux sociaux, demandant la fin des tueries insensées d’êtres humains. C’est aussi le cas du joueur français, Kyllian Mbappé qui en twittant « Justice pour George Floyd, pour toutes les victimes policières et leurs proches ( #JusticeForGeorge,) », dénonce le racisme systémique aux Etats-Unis.

Cette cinquième nuit de protestations, de violences, de pillages, d’incendies et de manifestations dans toute l’Amérique depuis la mort de George Floyd ce lundi 25 mai au cours d’une interpellation mineure, n’a pas découragé les émeutiers et ravivent toujours la colère dans tout le pays.

Dans le monde, les appels ne cessent depuis le meurtre de l’afro-américain de 46 ans, suppliant son meurtrier de le laisser respirer. Aujourd’hui, on ne compte plus le nombre d’artistes qui se disent dévastés. « Ces derniers jours, l’ampleur du désespoir, de la colère et de la tristesse que j’ai ressentis m’ont submergée. Derek Chauvin me hante ! A publié Rihanna sur son compte Instagram.

Justin Bieber est « malade » en voyant ces images du meurtre de George Floyd.

Taylor Swift est en colère et outrée contre le président Donald Trump. « Après avoir attisé le feu de la suprématie blanche et du racisme depuis le début de votre mandat, vous avez le culot de jouer de l’autorité morale avant de menacer de la violence » a twitté la chanteuse.

La compositrice et interprète Angèle et l’actrice Lupita Nyong’o, ont partagé le portrait de George Floyd accompagné des hashtags #georgefloyd, #justiceforgeorgefloyd ou encore #blacklivesmatter.

Quant au Top Model Naomi Campbell, elle se sent «dégoûtée et fatiguée d’être triste».

« Trop de vies de personnes noires nous ont été enlevées depuis trop longtemps. Elles méritent mieux. Elles méritent d’être entendues. Nous devons tous mieux faire et ne pas rester silencieux pendant que cette injustice continue » est le dernier post sur Instagram de Selena Gomez.

Dans une vidéo d’une cinquantaine de secondes, la chanteuse afro-américaine Beyoncé s’exprime encore émue : «Nous avons besoin de justice pour George Floyd. Nous avons tous été témoins de son assassinat en plein jour », a-t-elle déclaré. «Nous sommes brisés et dégoûtés. Nous ne pouvons pas normaliser cette douleur ». « Je ne parle pas seulement aux gens de couleur. Si vous êtes blanc, noir, brun ou entre les deux, je suis sûre que vous vous sentez désespérés par le racisme qui sévit en Amérique en ce moment. Plus de tueries insensées d’êtres humains. On ne doit plus voir les gens de couleur moins que les humains. Nous ne pouvons plus détourner le regard. George est aussi notre famille. Il est notre famille parce qu’il est un compatriote américain » a poursuivi Beyoncé.

Sur son compte Instagram, l’artiste a écrit sous une photo de George Floyd le hashtag : #Wecanbreathe (Nous ne pouvons plus respirer).

La pétition, relayée par Ariane Grande et Cardi B. , a déjà recueilli plus de 8 millions de signatures.

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Images Instagram, Family Floyd

Renatha Francis est nommée juge à la Cour Suprême de Floride, la première caribéenne à ce poste prend ses fonctions en septembre

Le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, a annoncé, mardi 26 mai, lors d’une conférence de presse à Miami, la nomination de deux nouveaux juges à la Cour suprême de Floride.  Le premier est John Couriel, un avocat du cabinet de Miami, Kobre & Kim, dont le père est né à Cuba. La deuxième est la juge du comté de Palm Beach, Renatha Francis, qui est née et a grandi à Portmore en Jamaïque.

Le consul général de la Jamaïque à Miami, Oliver Mair, a salué sa nomination.

Renatha Francis prendra officiellement ses fonctions à la Cour suprême le 24 septembre 2020. Car selon la loi de la Floride, un juge de la Cour suprême doit avoir au moins 10 ans d’expérience en tant qu’avocat et renatha Francis est devenue avocate le 24 septembre 2010.

«Avant d’immigrer en Floride, elle dirigeait deux entreprises et a été le premier soutien de son jeune frère en Jamaïque. Après avoir obtenu son diplôme en droit, elle a exercé comme juge dans le comté de Miami-Dade, puis sur le 15e circuit. À partir de septembre, elle sera la première Américaine-jamaïcaine à siéger à la Cour suprême de Floride et je sais qu’elle servira bien notre État» a déclaré le gouverneur Ron DeSantis.

« Je suis incroyablement honorée par cette nomination et dans la confiance que le gouverneur Ron DeSantis a manifestée en me donnant cette formidable opportunité de servir les habitants du grand État de Floride », a répondu la juge Renatha Francis. « Comme étudiante en histoire, j’étais et je suis toujours en admiration devant la Constitution des États-Unis, ses libertés et son respect de l’État de droit. Je suis impatiente d’appliquer la loi telle qu’elle est écrite par les représentants du peuple dûment élus, car je siège au plus haut niveau de notre système judiciaire. »

La nouvelle juge de la Cour Suprême de Floride a obtenu son baccalauréat à l’Université des Antilles et son doctorat en droit à la Florida Coastal Law School. Avant d’aller à la faculté de droit, Renatha Francis a géré avec succès deux entreprises pendant cinq ans, deux entreprises en Jamaïque, un bar et une entreprise de camionnage. La caribéenne et son mari Phillip sont les parents de deux garçons.

La juge jamaïcaine de 42 ans et John Couriel 41 ans, remplacent Barbara Lagoa et Robert Luck qui ont tous deux été nommés par Ron DeSantis l’année dernière, mais ont ensuite été promus à la 11e Circuit Court of Appeal des États-Unis par le président Donald Trump.

« Le parcours du juge Renatha Francis montre que toute personne qui vient aux États-Unis a la possibilité de tirer le meilleur parti de ses talents », a indiqué le gouverneur Ron DeSantis.

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Images et source site Web du gouvernement de la Floride.

La Fashion Week Haute Couture de Paris sera numérique du 6 au 8 juillet

Pour la toute première fois, la Fashion Week Haute Couture de Paris passera au numérique en juillet prochain. Du 6 au 8 juillet, la Fédération de la Haute Couture et de la Mode accueillera des vidéos de maisons de couture accréditées sur une plateforme dédiée. Les vidéos seront déployées selon un calendrier comme pour une Fashion week réelle.

Place Vendôme à Paris, haut lieu de la mode et du chic parisien (1er arrondissement)

La Haute couture est une certification mandatée par le gouvernement pour les maisons françaises. Supervisée par la Chambre Syndicale de la Haute Couture, cette certification compte 16 marques françaises autorisées à participer à la semaine de la Haute couture, dont Chanel, Christian Dior, Jean Paul Gaultier, Maison Margiela, Schiaparelli et Givenchy. Une désignation distincte est attribuée à sept labels internationaux qui sont : Armani Privé, Azzedine Alaïa, Elie Saab, Fendi Couture, Valentino, Versace et Viktor & Rolf. Et dix-huit membres invités : Iris van Herpen, Guo Pei, Ronald van der Kemp et Julie de Libran.

Tiffany’s Fashion week au Ritz (Image C’news Actus Dothy)

Des 41 marques qui peuvent donc participer au défilé numérique, Giorgio Armani a annoncé que sa collection Armani Privé sera présentée en janvier 2021. Le créateur français Jean Paul Gaultier suspend sa collection de créateurs invités via son entreprise de couture Chitose Abe de Sacai. Comme la maison  Givenchy, Balenciaga reporte la présentation de sa nouvelle collection Demna Gvasalia.

Cette première digitale de la Fashion Week Haute couture Paris précédera la Paris Menswear Week (du 9 au 13 juillet) et la Milano Fashion Week Digital (du 14 au 17 juillet).

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Source Vogue
Images C’news Actus Dothy (Ritz 2019)

George Floyd : Mort pour un billet contrefait de 20 dollars? Darnella Frazier qui a filmée s’explique

«Parce qu’il était si grand, les gens pensaient qu’il cherchait la bagarre», raconte au Houston Chronicle, Roxie Washington, la mère de la dernière fille de george Floyd. «Mais c’était une personne aimante, et il aimait sa fille.» confie la mère de la fillette de six ans.

Lundi 25 mai 2020, George Floyd sans résistance a suivi les policiers qui le soupçonnaient de fraude, et il est mort face contre terre coincé sous le genou de l’officier Derek Chauvin. Une version confortée après le visionnage d’une vidéo de surveillance d’un restaurant local le Dragon Wok. Rashad West, le restaurateur a rendu public le film pour, dit-il, aider sa communauté.

La police soupçonnait le défunt d’avoir utilisé un faux billet de 20 dollars pour acheter des cigarettes, après que l’employé d’une épicerie a appelé le numéro d’urgence 911.

«Tout le monde aimait mon frère», affirmait mardi, le frère de la victime, Philonese Floyd. Pour Bridgett Floyd, sa soeur, la mort de son frère aux mains de la police, «est à briser le cœur» hurlait la jeune femme sur NBC News.

George Floyd, surnommé le «doux géant» du haut de ses deux mètres avait 46 ans. Il avait quitté le Texas pour commencer une nouvelle vie à Minneapolis, dans le nord des États-Unis. Avant ça, il s’était essayé au basket, au football américain, et même au hip-hop. L’homme avait d’abord trouvé du travail comme camionneur dans le Minnesota, puis comme agent de sécurité dans un restaurant, le Conga Latin Bistro. Mais avec la pandémie de Coronavirus, il s’était retrouvé au chômage comme des millions d’américains.

Elle est Darnella Frazier, elle a 17 ans. Voici la jeune fille qui a filmée la mort horrible de George Floyd. Sans son courage, le monde n’aurait jamais su. Darnella raconte qu’elle était traumatisée après avoir été témoin de la mort de George Floyd, sous la pression des policiers de Minneapolis. «Je l’ai vu mourir», a expliqué Darnella Frazier en larmes. «Tout le monde me demande comment je me sens. Je ne sais pas comment me sentir. Cuz, c’est tellement triste, mon frère.». Au micro du magazine NowThis, Darnella Frazier est un témoin effondrée : «Ils ont tué cet homme! Et j’étais là! J’étais à cinq pieds (1.50m) de là! C’est tellement traumatisant. »

Selon l’adolescente, elle se rendait au magasin avec son cousin lorsqu’elle a vu la scène entre George Floyd et le MPD.

La jeune fille de 17 ans qui a eu le réflexe de filmer l’arrestation se dit victime de trolls et de critiques sur Internet.  Elle a répondu sur le média social Facebook : «Au lieu de me dénigrer, dites MERCI!», Darnella Frazier a poursuivi «Parce que ça aurait pu être l’un de vos proches et vous voudriez aussi voir la vérité. »

« Je suis mineure!  Bien sûr, je ne peux pas combattre un flic, j’ai peur WTF. En intervenant quelqu’un d’autre aurait pu se faire tuer ou se trouver dans la même position que George. » a déclaré la jeune fille en pleurs.

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Images capture d’écran/Floyd family

Soutien pour George Floyd : À Paris, le Créfom rassemble au pied de la statue de la Liberté

Le Conseil Représentatif des Français d’Outre-mer et son président Daniel Dalin « appellent à un hommage ce samedi 30 mai à 19 h au pied de la statue de la Liberté dans le square Pont de Grenelle Allée des Cygnes ». Ils sont nombreux sur la Planète à s’insurger et à manifester leur colère, leur tristesse et leur impuissance face à cette nouvelle bavure policière qui met en cause quatre officiers de police de Minneapolis. Ce lundi 25 mai 2020, jour du décès de l’afro-américain, George Floyd, fera date dans l’histoire des Noirs aux Etats-Unis.

Interpellé et menotté suite à une infraction, un afro-américain de 46 ans, George Floyd est mort étouffé, coincé sous le genou d’un policier, Derek Chauvin alors même que le suspect suppliait de le laisser respirer. L’autopsie indique clairement les causes de cet homicide.

Vendredi 29 mai sous le coup de manifestations, de pillages, d’incendies et de consternations, le procureur de Minneapolis, Mike Freeman a inculpé, arrêté et accusé le policier mis en cause de meurtre au 3ème degré et coupable au second degré. La famille de George Floyd par la voie de leur avocat Ben Crump demande une mise en accusation au premier degré.

Daniel Dalin, Président du Créfom (Vendredi 10 mai 2019)

Aujourd’hui à Paris, une association regroupant des ultramarins francophones appelle à soutenir la famille de la victime sous un symbole fort, celui de la Statue de la Liberté. Antony Etelbert, secrétaire du Créfom annonce cet hommage pour « un frère, un peuple, pour leur dire notre affection ». Le guadeloupéen, envoie ce message à ses frères d’Outre-Atlantique « Pour leur dire qu’au-delà des Etats-Unis, il y a des frères et des sœurs de toutes cultures et de toutes origines qui veillent sur eux ». Antony Etelbert conclut sur des mots graves « Cette manifestation est aussi en préventive afin qu’en France cela n’arrive pas, malgré certains décès de jeunes noirs à ce jour inexpliqués ».

Pour le secrétaire du Créfom « Ce n’est pas une opposition Noir/Blanc mais plutôt l’éternelle lutte entre le mal et le bien, entre les racistes et les autres ».

Le rassemblement qu’organise le Créfom aura lieu : Ce samedi 30 mai à 19 h au pied de la statue de la Liberté dans le square Pont de Grenelle Allée des Cygnes.

 


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Barbade : La chaîne d’Hôtel Hyatt Ziva investit 175 millions de dollars pour construire le Hyatt Ziva Barbados

Le complexe dont l’ouverture est prévue en 2022, comprendra 380 chambres, 40 appartements en copropriété et six chambres Premier. C’est le premier hôtel construit à la Barbade depuis dix ans. Hyatt a établi un partenariat avec une entreprise barbadienne pour construire le Hyatt Ziva Barbados dans la baie de Carlisle, dans la baie du sud de Bridgetown, à la Barbade

Une maquette du Hyatt Ziva Barbados. (Image de Marph Studio) 

Initialement annoncé en 2018 sous le nom de Hyatt Centric Carlisle Bay Barbade qui devait ouvrir ses portes en 2019, le nouveau projet de 175 millions de dollars a été modifié. Cet ensemble hôtelier sera affilié à d’autres complexes comme Hyatt Ziva adaptés aux familles, à Montego Bay en Jamaïque, Cap Cana en République dominicaine et à Cancun, Los Cabos et Puerto Vallarta au Mexique, ainsi que trois complexes Hyatt Zilara réservés aux adultes à Montego Bay, à Cancun et au Cap Cana.

Hyatt Ziva Barbados aura un centre de conférence et un restaurant sur pilotis. Il offrira un accès à la plage et se concentrera sur l’approvisionnement en produits locaux, spiritueux, arts et artisanat et décoration. Il occupera 17 920 mètres carrés de propriété en bord de mer dans la région de Carlisle Bay à Bridgetown située sur la côte sud-ouest de l’île.

Hyatt Hotels Corporation est une chaîne internationale d’hôtels fondée en 1957 par Jay Pritzker. Son siège est situé dans un gratte-ciel moderne à Chicago, Illinois, États-Unis.

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Images PointGuy/Marph Studio

Mort de George Floyd: «Nous avions tous l’impression qu’il y avait un genou sur nos cous!», incendies, pillages, manifestations continuent à Minneapolis

Mercredi soir (aux environs de 11 heures), de violentes protestations ont secoué un quartier de Minneapolis pour la deuxième nuit consécutive alors que des foules en colère pillaient des magasins, provoquaient des incendies en laissant des dégâts qui s’étiraient sur des kilomètres.

Jeudi, les dirigeants de la ville dont le maire ont appelé au rétablissement de la paix et de la sécurité et le gouverneur Tim Walz a signé un décret pour activer la garde nationale du Minnesota.

George Floyd était un homme noir de 46 ans de Minneapolis. Il travaillait dans la sécurité et aussi comme chauffeur de camion. L’homme avait deux filles, âgées de 6 et 22 ans. Coincé lundi par un policier blanc qui a maintenu son genou sur son cou plusieurs minutes, l’afro-américain, menotté alors qu’il disait à plusieurs reprises qu’il ne pouvait pas respirer, est décédé sur place.

La mort de George Floyd a déclenché une indignation nationale dans d’autres villes des Etats-Unis, les manifestants demandent que «Justice soit faite». Les autorités fédérales ont promis une « enquête criminelle sérieuse ». Les quatre agents ont été limogés mais Ben Crump, l’avocat représentant la famille de Floyd, demande que les officiers impliqués dans sa mort soient arrêtés.

George Floyd et sa fille de 6 ans (Image family)

Les manifestations, les incendies et les pillages n’avaient toujours pas cessé trois jours après la mort de George Floyd. Le chagrin et la colère se sont transformés en violence et en affrontements avec la police de Minneapolis et de Saint Paul.

Selon un communiqué, le gouverneur Tim Walz a signé ce jeudi un décret exécutif pour activer la garde nationale du Minnesota, une décision prise à la demande des dirigeants locaux après que «les manifestations pacifiques se soient transformées en une situation dangereuse pour eux-mêmes et les secouristes» a précisé la publication. Dans le même temps, la famille de la victime a publié un communiqué dans lequel elle demande l’arrêt des violences au nom de George Floyd, un homme pacifique qui n’a eu de cesse de protéger ses semblables : « Rassemblons-nous pour reconstruire, nous souvenir et demander justice pour George Floyd» ont lancé les proches du défunt.

Lors d’une conférence de presse jeudi après-midi, le maire de Minneapolis, Jacob Frey, a déclaré qu’il autorisait l’utilisation d’un commandement central pour que la police de Minneapolis puisse rétablir la paix et la sécurité dans la ville. Jacob Frey a affirmé qu’il comprenait que la colère et la tristesse qui ont amenées aux manifestations se sont «accumulées» sur 400 ans et ne sont pas du seul fait  de la mort de George Floyd.

Pendant cette rencontre avec les médias, la vice-présidente du conseil de Minneapolis, Andrea Jenkins, (activiste transgenre) a chanté un refrain «d’Amazing Grace». « Nous avions tous l’impression qu’il y avait un genou sur nos cous. Un genou qui disait que la vie noire n’a pas d’importance », a déclaré Andrea Jenkins.

Une vidéo surveillance d’un restaurateur local, Dragon Wok montre l’arrestation de George Floyd. Rashad West, le propriétaire du restaurant a déclaré à la presse qu’il avait remis les enregistrements pour aider sa communauté.

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La géante, Lady Abomah mesurait plus de 2m10, nounou le jour et attraction au Music Hall la nuit

Lady Abomah est née dans une famille où aucun de ses frères et sœurs, n’a jamais atteint sa taille. Son nom de scène venait d’Abomey, la capitale du Royaume du Dahomey, aujourd’hui le Bénin. Selon son manager Ella Abomah était « une princesse, une guerrière africaine mais surtout une amazone du Dahomey, l’une des vraies gardes du corps du Roi Dahomey.» Mais son histoire est bien différente.

Ella Abomah était une célébrité internationale connue sous le nom de « géante amazonienne et de géante africaine »  Au cours de ses 30 ans de carrière comme attraction au Music-Hall, Ella Abomah a fait le tour de la planète, elle a voyagé en Grande-Bretagne, en Europe, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Amérique du Sud et aussi dans la Caraïbe à Cuba. Sa carrière s’est poursuivie dans les années 1920, puis la géante africaine n’a plus fait parler d’elle. Vedette la nuit, nurse le jour, Ella Abomah mourra sans ressource et abandonnée.

Si sa légende s’est construite autour de sa biographie personnelle, les spectateurs du Music-Hall qu’elle fréquentait lors de ses tournées, la connaissaient peu. Bien qu’elle soit née en Caroline du Sud aux États-Unis, ses directeurs de spectacle affirmaient qu’elle était née au Dahomey (aujourd’hui la République du Bénin).

Ella Abomah, nounou à Londres en 1914

Son vrai nom était sans doute Ella Grigsby. Alors qu’elle était encore adolescente, Abomah a travaillé pour Elihu et Harriet Williams Russell Strong, une femme russe militante, une figure marquante des débuts du féminisme. On suppose que, comme Grigsby était le nom du propriétaire d’esclaves de ses parents, elle hésitait à l’utiliser, et a donc adopté le nom de famille de son employeur, Williams. Et Ella Williams qui préférait être appelée par son nom d’artiste Mme Abomah était connue pour être la plus grande dame  à la fin des années 1800 et au début des années 1900, comme le révèle les journaux de l’époque.

Adulte, les journaux l’annonçaient comme la femme mesurant 2,28m (7’6″) Mais d’après les photographies prises, les historiens estiment que la taille d’Ella Abomah variait entre  2,08m (6’10″) et  2,10m (6’11″).

D’après les mémoires de la «géante amazonienne», rédigés en 1915, Ella Abomah écrit :  «Je suis née près de Cross Hill dans le comté de Laurens. Pendant des années, chaque fois qu’un homme de spectacle me voyait, il voulait que je signe un contrat, mais je n’ai jamais pu me décider à quitter Columbia. Enfin, à l’automne de 1896, alors que je cuisinais pour une famille éminente de Columbia en Caroline du Sud natale, le directeur F.C. Bostock m’a fait m’inscrire à une tournée des îles britanniques en 1896». 

En tournée, pour mieux la vendre comme artiste exceptionnelle, ses managers ont revisité son histoire, mélangeant fiction et réalité. F.C. Bostock l’a renomme Mme. Abomah. 

Le monde de la nuit découvrait alors une nouvelle femme, une géante africaine qui n’était autre q’une des légendaires amazones au Dahomey. Elle était décrite comme : «L’une des Amazones du roi Dahomey, une géante qui a été amenée en Angleterre pour paraître dans des  spectacles. Sa taille est de huit pieds (2mètres), et elle est à la fois large et musclée», (lu dans un journal américain en juin 1900)

Avec le statut de géante, plus haute femme du monde, au début des années 1900, Lady Abomah a voyagé jusqu’au bout du monde.

Un article du journal britannique, London Tit-Bits du 7 septembre 1900 publiait :

Elle était autrefois l’une des garde du corps du Roi du Dahomey, dont les guerrières amazoniens ont été célèbres pour leurs prouesses … Dès la petite enfance, elle a été soumise aux épreuves et à la douleur. Sa stature augmentant hors de proportion avec les années, elle devint une favorite du monarque et dirigea son armée. Cette femme extraordinaire mesure plus de huit pieds (plus de 2 mètres de hauteur) et peut facilement supporter le poids d’un homme sur sa main tendue. La beauté sombre, ayant manifesté un fort désir de voyager, et en particulier de visiter l’Angleterre, fera sans doute bientôt une visite dans nos principales villes.

Selon Lady Abomah, elle est apparue en 1900 à Liverpool avec Reynold’s Waxworks and Exhibition. En 1901 et 1902 à l’Alhambra, Blackpool. En 1903 en tournée en Australie.  De 1904 à 1908, Ella Abomah était en tournée en Nouvelle-Zélande. En 1909 en Amérique du Sud. 1910-1911, en tournée européenne. De 1912 à 1914, en Angleterre. On la retrouve en 1917 au Dreamland à Coney Island puis à Cuba. En 1918 avec Barnum et Bailey. En 1920, elle était de nouveau à Dreamland et au World’s Museum. En 1921 elle sera de nouveau au World’s Museum de Philadelphie quand elle a annoncé qu’elle allait partir pour Paris pour un engagement de trois mois.

En août 1914, Ella Abomah a annulé toutes ses tournées européennes et  en mars 1915, la géante est retournée aux États-Unis.

Mme Abomah est décédée sans ressources, abandonnée et oubliée. 

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ImagesThetallestwoman

Morgane Edvige lance sa web-série «Trip’in Island», pour soutenir l’activité touristique en Martinique

La Martinique n’oublie pas sa reine de beauté 2015. Morgan Edvige aura marqué la cérémonie du couronnement de Miss France par sa beauté, son sourire et son port royal au Zénith de Lille ce samedi 19 décembre 2015 . À 19 ans elle était sacrée première dauphine de Miss France, il lui manquait juste un petit point pour remporter la couronne si convoitée. Un point d’écart la séparait d’Iris Mittenaere (Miss Nord-Pas-de-Calais) qui devenait la 86ème Miss France. Mais les fées ont continué à gâter l’ambassadrice antillaise, qui peut se vanter aujourd’hui d’avoir eu un beau parcours depuis cette belle aventure entre glamour, luxe et beauté.

Loremy Mano – Morgane Edvige (Community Manager) – Jeremie Mancé (ex-Mister Martinique 2018)  

Avec tant d’atouts, il semblait évident que la jeune Morgane ne s’arrêterait pas en si bon chemin. Après un passage spectaculaire au concours de Miss Monde, la martiniquaise a depuis terminé ses études, et repris ses prestations dans le mannequinat notamment en France et en Italie. Aujourd’hui, plus qu’une ambassadrice, Morgane Edvige montre un autre aspect de ses ambitions, elle est devenue une femme de terrain et porteuse de projet. Son objectif contribuer à l’épanouissement économique du secteur touristique en Martinique avec son site, une nouvelle émission, une communauté qui la suit dans « Trip’in Island ».

Le tourisme c’est son domaine de prédilection. Et c’est précisément pour relancer et dynamiser ce secteur en difficulté depuis deux mois que Morgane Edvige et sa Team lance cette nouvelle émission « Trip’in Island ». Ce projet au titre évocateur de voyage, aura pour ambition, tout d’abord, de promouvoir les offres des sociétés, entreprises, hôtels, agences de voyage ou compagnie en lien avec l’industrie touristique de la Martinique.

Pour réussir dans leur entreprise qui se veut avant tout, ludique, jeune et fun, l’idée de Morgane Edvige et de ses partenaires, Loremy Mano, cadre commercial et Jérémie Mancé, professeur de sport, est de se mettre en scène et de parcourir l’île avec des invités, des «guest» comme pour une mini-télé-réalité récréative. Les paysages des îles de la Caraïbe étant divers, un grand choix d’activités ont été retenues par le trio de choc. Écotourisme, envies culinaires, apprentissage des danses, chants et musiques des Antilles, activités de pêche ou de sport, ce sont là une partie des animations présentées prochainement dans « Trip’in Island ».

Jérémie Mancé (Prof de sport) – Loremy Mano (Cadre commercial)

Quant aux partenaires-sponsors, certains ont très rapidement adhéré et plusieurs enseignes ont très tôt soutenu le projet de la jeune femme. On peut citer les entreprises telles Alwego, Mabelo, OLivier West Opticien, La Boutique le Dandy, Tendance Bikini, Caraïbes édition Limitée ou Excellence Esthétique.

L’équipe en place, les contributeurs assurés, restait à déterminer sous quelle forme les trois jeunes martiniquais partiraient à la conquête du public et des futurs visiteurs. L’émission « Trip’in Island » sera présentée sous forme d’une vidéo de 8 minutes mise en boîte par la production de Lumina TV qui est en charge du tournage et du montage de la nouvelle émission Web.

Premier jour de tournage de  l’émission « Trip’in Island » – Place de Schoelcher le 22 mai 2020

Le tournage de cette Web-série a démarré vendredi 22 mai avec pour thème : Les randonnées en quad sur les routes du Nord de la Martinique. « Nous avons parcouru le Nord en partant de Cluny, puis la route de la Trace, fait une petite escale à l’Alma, ensuite à la rivière du Carbet pour revenir à Cluny » . L’équipe suivie par la caméra de Lumina TV avec Paruta Frederique et Auriane Amable a terminé cette randonnée «exténuée mais super contente» après 6 heures entre repos et prise de vues. «Sur la route, nous avons croisé des habitants enthousiastes et accueillants» rapporte la créatrice et co-présentatrice de l’émission.

«Tout est calé, booké pour la suite», assure Morgane Edvige. Parmi les différentes activités qui seront filmées chaque week-end, la jeune femme ira, entre autres, rendre visite à un chef cuisinier, fera des randonnées en Cayak, proposera une journée patrimoine, sera en excursion dans plusieurs recoins de l’île et fera des virées en bateau.

Le premier des 12 épisodes prévus pour « Trip’in Island », sera diffusé début juin 2020. La plateforme Lumina TV, créé par Yanis Rosemond, composée de jeunes passionnés d’audiovisuel et parrainée par  Harry Roselmack, est visible sur le Net et cible un public avant tout de jeunes mais pas seulement.

À terme, Morgane Edvige, la petite franciscaine, compte bien élargir ses actions dans sa région Caraïbe en développant son site Web du même nom : « Trip’in Island » qui aujourd’hui a dans son viseur, les jeunes comme elle qui ont envie d’évasion et de sensations fortes. Miss Martinique 2015 se forme, expérimente et affine ses connaissances pour que son projet soit le plus attrayant et informatif possible. Sans doute une coopération régionale dans la Caraïbe sera prochainement étudiée entre Morgane, Jérémie et Mano, le trio de présentateurs de « Trip’in Island ».

Morgane Edvige et ses guest, (invités) dans « Trip’in Island » dont Steeven Jean-Yves Zamor (Agence Your Angel Models)

Pour l’instant, avec leur nouvelle série-découverte, le trio, Loremy Mano, Jérémie Mancé et Morgane Edvige veulent transmettre un message positif à toute l’industrie du tourisme : « En ces temps difficiles, sachez que nous pouvons tous toujours profiter de notre belle île». Ils savent que ce portail « Trip’in Island » aura toute sa place dans les offres de découvertes qui fera de nouveau, de la Martinique, une île pleines de ressources, de curiosités, dotée de paysages luxuriants, tout ce qu’apprécient les jeunes et les moins jeunes, les prochains visiteurs qu’attendent la Martinique.

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram C’news Actus Dothy
Images E.M. pour C’news Actus Dothy
Instagram @tripinisland_

Dyan, infirmier-urgentiste guyanais : À Paris «70% des soignants sont Antillo-guyanais», ils pensent être «la dernière roue du carrosse»

Dyan*, infirmier-urgentiste en milieu hospitalier, est aussi réserviste pour la Croix-Rouge et l’Agence Régionale de Santé. Il a choisi son métier par vocation, en développant très tôt un goût prononcé pour l’aide humanitaire ce qui lui a permis de participer à des rapatriements ou à des opérations sanitaires au bout du monde. Plusieurs fois diplômés dans le secteur médical, le guyanais porte un regard objectif, très critique sur son métier d’infirmier. L’un des métiers, le plus mal rémunéré en France et en Europe.

 

N’en déplaisent à certains, vent debout contre leurs compatriotes d’origine antillaise, africaine ou maghrébine, en région parisienne, plus de 70% des infirmier(e)s, aide-soignant (e)s, personnel de service ou auxiliaires de vie, sont issus de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Guyane, ou d’Afrique. En majorité féminin, ces fonctionnaires hospitaliers y sont nés ou gardent des liens étroits avec leur famille qui y résident et qu’ils visitent. Ces soignants applaudis aux fenêtres ces derniers mois, en première ligne dans la lutte contre le nouveau Coronavirus (SARS-CoV-2), COVID-19, se remobilisent en cette fin du mois de mai, mais cette fois pour dénoncer leurs mauvaises conditions de travail. Après les dernières grèves, notamment la crise des urgentistes (en 2015 et 2019), celle contre la réforme des retraites (en décembre) et des congé bonifiés (en mars 2019), aujourd’hui, se considérant toujours comme les plus mal payés en Europe, les soignants réclament une hausse de leur salaire, plus de personnel soignant, des équipements et la reclassification des carrières à l’hôpital.

Un « Ségur de la santé » piloté par le nouveau ministre de la santé, Olivier Véran, est ouvert dès ce lundi 25 mai 2020. Nul doute que les soignants d’origine antillaise seront attentifs aux différentes négociations entre leur ministre et les acteurs professionnel de santé. Olivier Véran a promis « des mesures d’ampleur » et le ministre de la santé a reconnu, mercredi à la sortie du Conseil des ministres, que l’Etat n’a été « ni assez vite ni assez fort » pour répondre au malaise persistant dans les hôpitaux dans l’Hexagone et dans les Outre-mer.

En forte représentation dans le secteur hospitalier, comme leurs collègues, les soignants antillais restent très concernés par ce vaste plan « Ségur ». Sous payé et épuisé, un grand nombre bénéficie de congés bonifiés qui peut durer plus d’un mois. Seulement, ils sont peu remplacés dans leur service et ce dysfonctionnement engendre des situations critiques dans les hôpitaux. En mars 2019, soutenus par l’organisation syndicale CGT, ils ont exprimé leur colère au milieu de manifestants ultramarins, face à une réforme annoncée, durcissant les conditions d’accès aux congés bonifiés.

Le congé bonifié d’un agent est un dispositif hérité des années 1960. Il a pour objectif de maintenir le lien des fonctionnaires ultramarins avec leur terre d’origine. Sous prétexte que les soignants sont trop nombreux à partir en vacances en Outremer, le gouvernement a envisagé l’an dernier, une réforme modifiant l’usage de ce droit, étendu par décret aux ultramarins depuis le 26 mars 1978. Le jeudi 28 mars 2019, les Antillo-guyanais ont manifesté leur désapprobation à Bercy, devant le Ministère de l’Economie et des Finances.

Mars 2019, Bercy – manifestation contre la réforme des congés bonifiés

Les infirmier(e)s et les aide-soignant(e)s se considèrent comme « la dernière roue du carrosse » et « la médaille, les infirmières s’en fichent ». Dyan qui tient à conserver son anonymat, témoigne du mal-être de ses collègues, très souvent de la gente féminine. Des femmes et des hommes qui revendiquent en priorité : une augmentation de leur salaire.  En fait «elles veulent du concret» résume le guyanais.

D’autres dissonances, interpellent l’infirmier-urgentiste, les aide-soignant(e)s, le personnel en cuisine, «les plus exposés n’auront sans doute pas les primes, dans les conditions annoncées par Emmanuel Macron, ni même de médailles». Pourtant leurs charges de travail s’annoncent lourdes, depuis la fermeture des chambres dédiées au Covid-19. «Les malades Covid (en réanimation) nécessitent 3 heures de soins au total, il faut également ajouter les malades hors-Covid. Un(e) infirmier(e) pour 12 malades! Pour une journée de 7h30, c’est trop». Les journées et les nuits sont difficiles même si les guérisons amènent«beaucoup de chaleur et de joie» souligne l’infirmier.

Pour conclure, déclare Dyan, les infirmier(e)s demandent plus de personnel, pour pratiquer les soins en binôme et réclament encore des équipements de protection. Car, «il ne s’agit pas seulement d’avoir des masques mais il faut plus d’équipements comme par exemple des surblouses, qui manquent encore» avoue Dyan.

Dyan est diplômé d’Etat, infirmier dans une service de neurologie à Châteauroux dans l’Indre. Infirmier-urgentiste, il s’amuse de la féminisation (à 90%) du métier. Pendant ses études, Dyan était le seul mâle dans sa promotion, et explique comment, une fois en poste, les hommes infirmiers sont affectés dans les services qui demandent «de gros bras». Mais, tout a évolué et les femmes sont aujourd »hui, nombreuses à travailler au bloc, à soulever des patients lourds comme leurs collègues hommes. Titulaire d’un DU de transport aérien, il lui arrive de partir en mission aux quatre coins du monde ou tout simplement d’être appelé pour un renfort dans toute la France métropolitaine, y compris dans les régions ultramarines comme Mayotte ou dans la Caraïbe, en Haïti ou encore dans l’Océan Indien à Madagascar. Il est réserviste, en alerte pour toutes urgences de médecine tropicale.

 

«L’humanitaire, c’est comme une vocation». Aider les sinistrés lors d’un cyclone, rebâtir une région comme en Haïti après une catastrophe ou partir 3 ans en coopération à Madagascar, le guyanais répond à toutes les alertes de la Croix Rouge et de l’ARS.

Durant le pic de l’épidémie Covid-19, c’est à Mulhouse (dans le Grand Est) qu’il attendait sa prochaine affectation. Mis en quatorzaine, Dyan en suspicion Covid-19, est resté attentif à la progression de l’épidémie (de mars à avril) qui a coûté la vie et la santé à de nombreux collègues, de Dijon à Lille. Lille où le pronostic vital d’une infirmière est engagé. «A Santé Public France, les réservistes n’ont pas compté leurs heures de présence, jusqu’à 16 heures de lutte contre le nouveau coronavirus», révèle Dyan.

Toujours sur le départ, c’est la Guyane qui est dans son viseur, plus précisément Saint-Georges-de-l’Oyapock, une commune et son fleuve frontaliers entre le Brésil et la Guyane française. Les brésiliens qui fuient leur pays, épicentre du Covid-19 ont fait de Saint-Georges le cluster de la Guyane, pourtant en zone verte.

Lundi 25 mai 2020, un bras de fer commence entre le gouvernement et les professionnels de santé qui demandent, (bien avant l’épidémie), plus de personnel, une revalorisation de leur salaire, une reclassification de leur carrière et moins de charges administratives pour mieux travailler en première ligne.

 


Dyan*: Le nom de l’infirmier-urgentiste a été changé pour garder son anonymat

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram C’news Actus Dothy
Images Capture d’écran et A. pour C’news Actus Dothy