Léon Gontran-Damas : Le guyanais co-fondateur de la Négritude était poète, diplomate et enseignant

Léon Gontran-Damas est né le 28 mars 1912 à Cayenne, en Guyane française. Alors qu’il a obtenu une bourse pour étudier le Droit à Paris, Léon Damas s’intéresse aux sciences humaines et sociales. Il est vite influencé par la brochure anti-coloniale surréaliste d’André Breton « Légitime Défense ». Il crée, en 1937, «Pigments », un recueil de poésie que le gouvernement français interdira en 1939.  De nombreux exemplaires de la collection Pigments, considérés comme une menace pour la sécurité de l’État seront brûlés.

Poète, éditeur et diplomate, Léon Gontran-Damas était le plus jeune d’une tribu de cinq enfants, nés d’Ernest Damas (guyanais) et Marie-Aline Damas (martiniquaise). Après la mort de sa mère en 1913, le jeune Léon et ses frères et sœurs sont confiés aux bons soins de leur tante paternelle, Gabrielle Damas. En 1924, Léon Gontran-Damas quitte la Guyane pour le Lycée Victor-Schœlcher, en Martinique. Parmi ses nouveaux camarades de classe se trouve Aimé Césaire. En 1929, Léon Gontran-Damas part à Paris, il est inscrit à l’Université où il étudie le droit puis poursuit des cours à l’École des langues orientales.

En 1931, les deux amis, Aimé Césaire et Léon Gontran-Damas rencontrent (le futur président du Sénégal) l’étudiant Léopold Sédar Senghor. En 1934, tous les trois fondent la revue L’Étudiant Noir, plateforme d’un mouvement littéraire et culturel panafricaniste que Léon Gontran-Damas, Aimé Césaire et Léopold Sedar Senghor appellent La Négritude.

Le guyanais affirme encore plus loin son identité de poète Nègre quand il croise des artistes noirs américains dans la capitale française.

Dans son recueil de poésie créé en 1937, « Pigments », Léon Gontran-Damas commence à identifier les traits du racisme et l’auto-subjugation intériorisés. Léon Gontran-Damas est également l’auteur de cinq autres livres de poésie, trois recueils de dissertations et un livre de nouvelles. Sa carrière d’écrivain a duré 40 ans, de 1937 à 1977, il a occupé des postes dans des organisations militaires, diplomatiques et gouvernementales. Léon Gontran-Damas a servi dans l’armée française pendant la Seconde Guerre mondiale, après quoi il a été élu à la Chambre des Députés de l’Assemblée nationale française de 1948 à 1951. Il deviendra plus tard le rédacteur en chef outre-mer de Radio France, il rejoindra la revue Présence Africaine comme rédacteur collaborateur au conseil d’administration. À l’Unesco, le guyanais deviendra un représentant de la Société africaine de la culture pour l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture.

Léon Gontran-Damas a beaucoup voyagé en Afrique, en Amérique latine, aux États-Unis et dans les Caraïbes, donnant des conférences et souvent aux États-Unis. En 1970, le poète et diplomate guyanais s’est installé dans le district de Columbia, où il a exercé comme professeur invité à l’Université de Georgetown. Puis, un poste permanent à l’Université Howard, où il est resté jusqu’à sa mort.

Léon Gontran-Damas est décédé le 22 janvier 1978.

   

                                                                                      

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram C’news actus Dothy
Images AssembléeNationale/Facebook/Marcel Bibas

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