Georges Merlot a succombé au Covid-19, le Crefom salue un « Grand Homme, un rassembleur, un humaniste »

Le nouveau coronavirus continue sa vague mortelle depuis son apparition en Chine en décembre dernier. D’éminentes personnalités ont succombé à l’infection au Covid-19, et le désarroi est souvent à la hauteur des pertes humaines. Dimanche 29 mars, la communauté antillaise a perdu dans ses rangs Georges Merlot, un guadeloupéen de Trois-Rivières, un membre apprécié par l’ensemble du Créfom (Le Conseil représentatif des français d’Outre-mer). Les réactions sont nombreuses ce lundi matin, émus et déstabilisés, ses proches amis ont tenu à saluer « Georges, un Grand Monsieur! ».

« Toujours à imaginer des stratégies à mettre en place pour rassembler la communauté »

Georges Merlot est mort dimanche en début de soirée des suites de l’infection au nouveau Coronavirus (SARS-CoV-2), COVID-19. Secrétaire général du Créfom, il était dans le civil, agent de la RATP et cumulait diverses occupations associatives. Homme de sport, Georges Merlot était entre autres le patron du Hand-Ball en Seine-Saint-Denis où il s’adonnait à sa passion. « profondément épris de sport et de handball en particulier, il aurait occupé des fonctions nationales, tant était grande sa passion pour ce sport. Il préparait les jeux Olympiques », assure Anthony Etelbert, membre du Créfom, qui décrit l’homme : « Georges Merlot n’était pas uniquement imposant par sa taille, il l’était par son caractère et sa forte personnalité. Mesuré et pondéré, il savait se faire écouter et entendre ».

Georges Merlot (à droite) et José Althey de Montchappé

Son proche camarade José Althey de Monchappé, son frère d’armes, parle « d’un humaniste. Georges Merlot était quelqu’un de simple et de généreux. Tant de moments passés sur sa terrasse autour d’un verre, d’un repas avec les amis. Nous imaginions les stratégies à mettre en place pour rassembler la communauté ». Le délégué général du Créfom, profondément touché par la disparition brutale de son compatriote ajoute  : « Je viens de perdre un frère, un ami un compagnon de route. Georges était un Grand monsieur. Il fut à mes côtés un poto, un soutien sans faille au délégué que j’étais. Nous avons perdu un grand de la communauté ».

Daniel Dalin, Président du Créfom, n’a pas de mots assez forts pour exprimer cette perte soudaine et souligne « la force de son engagement associatif ». « Georges Merlot était », selon le Président du Créfom, Daniel Dalin, « un homme de convictions. Il était en charge de la coordination des différentes délégations. » Se souvenant de leur dernière rencontre, le Président du Créfom reconnaissait en lui, une personne joviale « qui savait également déconner ».

La guadeloupéenne Clémence Geoffroy, l’a beaucoup rencontré au travers de diverses manifestations et garde le souvenir de « quelqu’un qui abordait les autres avec un sourire, une personne d’une grande amabilité. Il faisait partie de ces gens que vous saluez avec plaisir »

Tous, se désolent et restent sur le choc d’une annonce triste, d’une perte immense pour la France, la communauté ultramarine et plus particulièrement la communauté antillaise.

Franck Pétrose, Délégué Départemental du Créfom de la Seine-Saint-Denis et au nom de tous les membres de la Délégation, adresse ses condoléances les plus sincères à son épouse, à sa fille et à toute sa famille.

Le dernier mot au Président du Créfom, Daniel Dalin qui conclut en soupirant « La vie est trop dure… »

Propos recueillis par Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy Images Facebook

Jeanne Vialle, journaliste, militante et sénatrice sous la 4ème République française

Jeanne Vialle est née en 1907 en territoire Haut-Oubangui, à Bangassou, en Centrafrique. A l’âge de huit ans, elle arrive à Paris et en 1925, la jeune centraficaine décroche son baccalauréat, Jeanne Vialle se destine au journalisme et se fera connaître comme une militante africaine, proche des milieux du Rassemblement Démocratique Africain, (RDA). Sa carrière dans la presse démarre chez Opera Mundi, puis elle intègre une agence d’informations, Jeanne Vialle sera la représentante de l’Agence France Presse à travers le continent africain.

En 1940, elle entre dans la résistance contre l’occupation fasciste et nazie. La journaliste basée dans le Sud de la France sera arrêtée à Marseille en 1943. Emprisonnée, elle réussit à s’évader avant la fin de la guerre. Soupçonnée par les français de trahison, défendue par une autre résistante, maître Germaine Poinso-Chapuis*, elle sera finalement blanchie à la suite d’un procès qui se tient 10 Décembre 1943. Jeanne Vialle sera décorée de la médaille de la résistance du gouvernement français, à la fin de la guerre.

La Seconde Guerre mondiale se termine et la journaliste et militante, Jeanne Vialle se concentre désormais sur la reconstruction institutionnelle française, s’intéressant notamment aux relations entre la France et ses colonies à travers l’Union française, créée en 1946 durant la quatrième République. Correspondante pour l’Ouest français en Afrique, elle surveille de près les deux assemblées constituantes édifiant la quatrième République française (1944-1958),  en portant un vif intérêt aux débats sur la réorganisation des colonies françaises en Union française fondée « sur l’égalité des droits et privilèges sans distinction de race ou de privilège ».

En juillet 1946, elle fonde son propre parti politique : Association pour l’évolution de l’Afrique noire (APEAN). Un groupe constitué des futurs membres du Rassemblement Démocratique Africain (RDA), Félix Houphouët-Boigny, Jean Félix-Tchicaya et Fily Dabo Cissokho O.

Durant cette période, Jeanne Vialle sera attentive à mieux faire connaître les Territoires d’Outre-Mer en se déplaçant, tenant des conférences, animant des débats et des rencontres sur le continent africain. Dans le même temps, la journaliste se fait l’avocate du droit à l’éducation des Africaines (éducation, octroi de bourses, égalité des programmes scolaires entre la Métropole et l’Outre-Mer) et de la libération de la femme africaine. Elle est fin prête pour se lancer en politique.

En janvier 1947, classée à gauche, Jeanne Vialle est candidate, à Oubangui-Chari (République centrafricaine) pour l’élection au «Conseil républicain» sous l’étiquette des Mouvements Unifiés de la Résistance. Elle est élue le 10 janvier 1947 et décide de rejoindre le groupe socialiste au Conseil. Réélue le 14 novembre 1948, Jeanne Vialle siégera à la commission économique du Sénat, à la Commission de la France d’Outre-Mer (Commission de la France d’Outre-Mer) et devient membre du travail et de la sécurité sociale. En 1950, elle rejoint le Comité de l’éducation nationale du Conseil.

Jeanne Vialle a créé l’Association des femmes de l’Union française (AFUF) pour les femmes de l’Union française afin de financer l’éducation, l’instruction des filles dans les colonies. En 1947, elle a proposé des motions concernant l’égalité des citoyens français, en particulier entre les citoyens de la métropole et les citoyens d’outre-mer. Elle s’est battue en 1949 et 1950 pour diffuser l’enseignement dans les territoires colonisés, améliorer le programme scolaire en Afrique française. Jeanne Vialle a également fait une loi (portant son nom) concernant la recherche de paternité dans les territoires d’outre-mer.

Au niveau international, la journaliste et sénatrice a siégé au début des années 1950 comme représentante française au Comité des Nations Unies contre l’esclavage.

Le 9 février 1953 Jeanne Vialle est décédée dans un accident d’avion à Villenave d’Ornon, en Gironde, près de Bordeaux, dans le sud de la France. Elle sera citée à titre posthume à l’ordre de la Nation le 21 mai 1953.

 

*L’avocate Germaine Poinso-Chapuis, sera la première femme ministre, de 1945 à 48 jusqu’à Simone Weil en 1974.

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Coronavirus : Les bonnes nouvelles dans cette crise sanitaire inédite

20 heures, la France applaudit son personnel soignant, infirmières, aide-soignantes, médecins, anesthésistes, réanimateurs, ambulanciers, brancardiers…

« La France comptait ce dimanche 28 mars 2020,  7 132 personnes  sont sorties guéries de l’Hôpital » a déclaré Jérôme Salomon, le directeur général de la santé. Et la France attend 100 tonnes d’équipements médicaux

Le 114 pour demander de l’aide dans le cas de violence conjugale (Marlène Shiappa – Secrétaire d’État chargé(e) de l’Égalité entre les femmes et les hommes )

Le 119 Les voisins doivent donner l’alerte en cas de maltraitance d’un enfant (Hélène de Ponsay – Vice-Présidente de l’Union National des familles de Féminicides)

« 5 millions de masques sont arrivés ce soir de Chine à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle » (Jérôme Salomon)

359 personnes sont entrées en réanimation ces dernières 24 heures pour des soins d’urgence

Résilience : Des ponts aériens sont en place avec l’armée allemande grâce à l’appui de leurs hélicoptères NH490

«La médecine de ville peut apporter dans l’offre de soins, un élément essentiel  qui est la porte d’entrée qui permet d’envoyer les gens à bonne escient. Qu’on nous laisse faire notre travail dans de bonnes conditions » (Riche Handschuh – Médecin généraliste, membre du syndicat MG France)

Le déconfinement, l’Après.  «Avec l’Assistance Publique, on est en commission aujourd’hui et on discute pour savoir comment on va organiser, la filière du patient quand il sortira de réanimation, où il ira jusqu’à son retour à domicile. Il faudra des plateaux de rééducation, du personnel soignant, on est pas configurés pour accepter autant de patients mais on devra l’être dans le mois qui vient » (François Rannou – Chef du service de médecine physique et de réadaptation à l’hôpital Cochin )

 

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Léon Gontran-Damas : Le guyanais co-fondateur de la Négritude était poète, diplomate et enseignant

Léon Gontran-Damas est né le 28 mars 1912 à Cayenne, en Guyane française. Alors qu’il a obtenu une bourse pour étudier le Droit à Paris, Léon Damas s’intéresse aux sciences humaines et sociales. Il est vite influencé par la brochure anti-coloniale surréaliste d’André Breton « Légitime Défense ». Il crée, en 1937, «Pigments », un recueil de poésie que le gouvernement français interdira en 1939.  De nombreux exemplaires de la collection Pigments, considérés comme une menace pour la sécurité de l’État seront brûlés.

Poète, éditeur et diplomate, Léon Gontran-Damas était le plus jeune d’une tribu de cinq enfants, nés d’Ernest Damas (guyanais) et Marie-Aline Damas (martiniquaise). Après la mort de sa mère en 1913, le jeune Léon et ses frères et sœurs sont confiés aux bons soins de leur tante paternelle, Gabrielle Damas. En 1924, Léon Gontran-Damas quitte la Guyane pour le Lycée Victor-Schœlcher, en Martinique. Parmi ses nouveaux camarades de classe se trouve Aimé Césaire. En 1929, Léon Gontran-Damas part à Paris, il est inscrit à l’Université où il étudie le droit puis poursuit des cours à l’École des langues orientales.

En 1931, les deux amis, Aimé Césaire et Léon Gontran-Damas rencontrent (le futur président du Sénégal) l’étudiant Léopold Sédar Senghor. En 1934, tous les trois fondent la revue L’Étudiant Noir, plateforme d’un mouvement littéraire et culturel panafricaniste que Léon Gontran-Damas, Aimé Césaire et Léopold Sedar Senghor appellent La Négritude.

Le guyanais affirme encore plus loin son identité de poète Nègre quand il croise des artistes noirs américains dans la capitale française.

Dans son recueil de poésie créé en 1937, « Pigments », Léon Gontran-Damas commence à identifier les traits du racisme et l’auto-subjugation intériorisés. Léon Gontran-Damas est également l’auteur de cinq autres livres de poésie, trois recueils de dissertations et un livre de nouvelles. Sa carrière d’écrivain a duré 40 ans, de 1937 à 1977, il a occupé des postes dans des organisations militaires, diplomatiques et gouvernementales. Léon Gontran-Damas a servi dans l’armée française pendant la Seconde Guerre mondiale, après quoi il a été élu à la Chambre des Députés de l’Assemblée nationale française de 1948 à 1951. Il deviendra plus tard le rédacteur en chef outre-mer de Radio France, il rejoindra la revue Présence Africaine comme rédacteur collaborateur au conseil d’administration. À l’Unesco, le guyanais deviendra un représentant de la Société africaine de la culture pour l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture.

Léon Gontran-Damas a beaucoup voyagé en Afrique, en Amérique latine, aux États-Unis et dans les Caraïbes, donnant des conférences et souvent aux États-Unis. En 1970, le poète et diplomate guyanais s’est installé dans le district de Columbia, où il a exercé comme professeur invité à l’Université de Georgetown. Puis, un poste permanent à l’Université Howard, où il est resté jusqu’à sa mort.

Léon Gontran-Damas est décédé le 22 janvier 1978.

   

                                                                                      

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CORONAVIRUS : Les marques de Luxe LVMH, Armani, Prada, Gucci, luttent contre l’épidémie, fabriquent masques et gants

Les marques de luxe en Europe utilisent désormais leurs usines en soutien à la lutte anti-coronavirus.

Ces marques de luxe rejoignent les marques de mode H&M, Gap Inc. et Canada Goose, qui se sont également engagées à fabriquer des Équipement de Protection Individuelle (EPI) pour aider les soignants à lutter contre le coronavirus. Des maisons de couture comme Armani et Gucci contribuent à la lutte contre les coronavirus. Bulgari fabrique un désinfectant (sanitizer) pour les mains des personnels soignants.

Le groupe Armani a annoncé que toutes ses usines de production italiennes sont passées à la fabrication de combinaisons médicales à usage unique, afin de protéger les travailleurs de la santé à Milan, Rome et la région Toscane.

La marque LVMH, connue pour ses bijoux, ses montres, ses parfums, lance désormais un désinfectant pour les mains. La marque haut de gamme vient de s’engager à fabriquer des centaines de milliers de bouteilles recyclables de gel désinfectant pour les mains, qui seront distribuées dans les établissements médicaux en Italie. LVMH a annoncé son intention de remédier à la pénurie de masques médicaux en France : «Grâce à son réseau de distribution mondial, LVMH a réussi à passer une commande avec un fournisseur industriel chinois pour une livraison de 10 millions de masques en France», a indiqué la marque de luxe, dans un communiqué.

Cette commande de masques sera renouvelée chaque semaine pour le mois prochain, dans l’espoir de fournir 40 millions de masques aux autorités sanitaires françaises, a précisé le groupe.

Gucci, quant à lui, fait don de plus de 2 millions de dollars qui seront répartis entre le Fonds de réponse solidaire Covid-19 de l’Organisation mondiale de la santé et le Département italien de la protection civile. Le label italien utilise également sa plate-forme de médias sociaux pour encourager les abonnés à faire des dons dans le cadre d’une campagne intitulée «Nous sommes tous ensemble».

L’usine de Prada à Pérouse, en Italie, a déjà commencé à produire 80 000 combinaisons médicales et 110 000 masques, des équipements de protection individuelle (EPI) qui seront livrés aux personnels soignants dans les prochains jours.

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Rokia Traoré a été libérée sous contrôle judiciaire dans l’attente de sa remise à la Belgique

La chanteuse franco-malienne qui contestait le décision de la justice belge de confier la garde exclusive de sa fille à son père, a été libérée ce mercredi 25 mars 2020. La cour d’Appel de Paris à rendu sa décision, Rokia Traoré est libre mais sous contrôle judiciaire dans l’attente de sa remise à la Belgique, conformément aux réquisitions de l’avocat général. Elle pourra donc être extradée.

La compositrice était écrouée en France à la prison de Fleury-Mérogis (Essonne) depuis le 10 mars 2020 en vertu d’un mandat d’arrêt européen émis fin 2019. En grève de la faim et d’une santé fragile, sa détention particulièrement difficile et largement critiquée, aura mobilisé de nombreuses personnalités, à l’instar de Christiane Taubira, demandant sa libération immédiate pour raison médicale.

En provenance de Bamakao, l’artiste nommée en 2016 ambassadrice de bonne volonté du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), a été arrêtée alors qu’elle était en escale en France. Rokia Traoé était munie d’un passeport diplomatique malien et devait se rendre en Belgique pour assister à une audience auprès de la cour d’appel suite à une décision du tribunal de première instance de Bruxelles de donner la garde exclusive de sa fille à son ancien partenaire.

Rokia Traoré, militante pour l’aide aux réfugiés, est sous le coup de deux mandats d’arrêt européens pour« enlèvement, séquestration et prise d’otage ». Elle refuse de remettre sa fille de 5 ans à son père. La chanteuse risque cinq ans de prison dans cette affaire d’« enlèvement d’enfant ». 

« Nous allons désormais nous battre en utilisant toutes les voies de recours », se défend MKenneth Feliho, l’avocate de Rokia Traoré, chanteuse et guitariste franco-malienne.

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Sourire est une promesse d’une vie longue et épanouissante

Un sourire est l’un des plus grands cadeaux que Dieu a fait à l’humanité. Un sourire peut faire en sorte que quelqu’un se sente apprécié, unique, reconnu et respecté.

Un grand sourire étend ses effets dans le monde des affaires. La première chose qui attire l’attention d’un client est votre visage et l’expression qui s’y trouve. Un visage souriant affiche une impression positive et donne au client la confiance nécessaire pour traiter avec vous.

Des études ont montré qu4en situation de stress, un grand sourire vous aide à vous détendre et à retrouver votre confiance. Lors d’un entretien d’embauche, un grand sourire vous permet de dissiper vos tensions et d’apaiser votre anxiété.

Un grand sourire est un moyen facile de construire une relation, surtout lorsque vous rencontrez une personne pour la première fois. Un grand sourire vous aidera à maintenir une relation avec les gens qui vous entourent, un sourire vous permet également de créer une bonne relation avec des étrangers.

Après une longue journée de travail où l’on rente à la maison avec des pensées et des sentiments négatifs, le moyen le plus rapide de se débarrasser de ces pensées et émotions négatives est de sourire.

Des dents droites et brillantes caractérisent un grand sourire. Une étude menée par Kelton pour Invisalign montre que les personnes aux dents  droites et  brillantes sont bien perçues et sont 45% plus susceptibles d’être recrutées lors d’un entretien d’embauche.

Un grand sourire donne toujours une bonne impression. 

Pour qu’un sourire soit grand, il doit être authentique. Votre interlocuteur sera plus susceptible de répondre positivement à votre égard, car votre sourire prouve votre confiance, votre compétence et votre amabilité.

La recherche a démontré que le sourire promet une vie longue et épanouissante. Le sourire vous éloigne des comportements négatifs tels que le stress et l’anxiété, qui contribuent à une vie malsaine et parfois à la mort.

Un grand sourire est une arme qui peut vous aider à gravir les marches du succès lorsque vous êtes confronté (e) à des situations difficiles.

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Coronavirus : Manu Dibango est mort, le grand musicien camerounais auteur de « Soul Makossa » n’est plus

La planète entière et le Cameroun ont perdu un des plus grands artistes de musique, victime d’une infection due au coronavirus. Manu Dibango avait 86 ans. L’auteur de « Soul Makossa », ambassadeur de l’Unicef, afro-européen convaincu, a tiré sa révérence.

Pourtant la semaine dernière c’étaient à travers les paroles rassurantes de sa manager Claire Diboa que les fans du saxophoniste avait su que l’artiste était hospitalisé, testé positif au covid-19, demandant, tout de même, à respecter l’intimité du chanteur. Manu Dibango a finalement succombé au nouveau coronavirus.

Le musicien né à Douala en 1933 a 40 ans quand le succès frappe à sa porte. Sa vie, il la raconte dans son autobiographie « Trois Kilos de café » Ses parents sont protestants, il a une enfance une éducation à la française au sein d’une famille bourgeoise camerounaise, il écoute de la musique dans le temple que fréquente ses parents.

Manu Dibango débarque en France, il s’installe à Marseille, nous sommes en 1949. le camerounais raconte : « Je venais pour des études, je suis tombé dans le Jazz ». Toujours dans ses confidences partagées il décrit une période ou il est d’abord dans un  lycée dans la  Sarthe et commence à jouer à Paris, il sera aux Trois maillets, au Chat qui Pêche ou au Caméléon.

Son passage à Bruxelles, sera sur la scène du Tabou, à Ostende on le verra au Moulin Rouge, à Charleroi, il joue au Chat Noir. Sa rencontre avec Joseph Kabaselé, qui dirige l’African Jazz sera déterminante. Il écrit l’un des hymnes africains le plus connu « Indépendance Tcha-Tcha ». Le titre fait un tabac au Congo, Manu Dibando reste deux ans dans le pays et monte son propre club Tam-Tam.

Le camerounais rentre chez lui au Cameroun et retourne très vite à Paris où il vit de son métier de musicien. Manu Dibango  devient l’organiste et directeur d’orchestre de Nino Ferrer.

En 1967, le guadeloupéen Gésip Légitimus, oncle de Pascal Légitimus lui propose de monter un Big Band dans « Pulsations » son émission mensuelle, dans le même temps il enregistre des 45 tours destinés au marché musical africain. L’artiste sera propulsé au sommet dans ce milieu  audiovisuel entre radio, pub et documentaires où il fait vivre la musique à sa manière avec « Afro something ». Désormais, il croise des personnalités comme Barry White, Aretha Franklin,  Roberta Flack, Tony Williams ou Cedar Walton.  Des tournées, il en fera des milliers comme en Amérique Latine avec la Fania All Stars.

1975, il est invité par le père de la Nation ivoirienne, Houphouët Boigny qui lui propose de diriger l’orchestre de la Radio-Télévision ivoirienne, c’est l’occasion pour lui de monter son combo panafricain.

1980,  l’afro-européen comme il aime se nommer,  revient dans son second pays, la France. Pour fêter son 60ème anniversaire, le saxophoniste camerounais enregistre « Wakafrica » avec Angélique Kidjo, Papa Wemba, Youssou N’Dour, Salif keita et King Sunny Adé. Il sera également sur scène avec Bernard Lavillier. Il sera décoré en 1986 par le ministre de la culture de l’époque, Jack Lang.

En 2007, le président Nicolas Sarkozy le fait nommer au Comité Génération Afrique, courte expérience, il note dans sa biographie  : « Les gens ne veulent toujours pas savoir qu’il y a des Noirs en France depuis plus de deux siècles. Ils font des interviews avec des musiciens afro-américains autour du racisme, mais ils oublient de demander à ceux qui ont connu les foyers en France, les malettes de la Françafrique. Barbès, ça fait moins rêver que Harlem ».

Ses 85 ans, il les avait fêtés au Palace.

Sa petite perle « Ma-ma-Ko-ma-ma-sa-ma-ma-makossa », chiffrera bientôt les 10 millions d’albums, se plaisait-il à répéter. tout en regrettant l’exploitation abusive de son titre : « Mes amis américains continuent d’exploiter le filon : 4 mesures par-là, 8 par-ci, aujourd’hui on débite tout. Mais certains ont au moins, le talent de me demander, comme Jay-Z et Will Smith ».

Une très longue vie consacrée à la musique et diffusée sous toutes les formes, fera de Manu Dibango, l’un des plus grands musiciens panafricains du monde.

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Adieu !

 

 

 

Evanti, l’américaine artiste d’opéra, chantait en 5 langues à Paris, un talent méprisé dans l’Amérique raciste

Élève et interprète douée, Lillian Evanti s’exprimait et chantait dans cinq langues différentes. 

Elle est née à Washington, D.C.  Son grand-père paternel, Henry Evans est né homme noir libre, en Caroline du Nord. Adolescente, elle est diplômée de l’Université Howard avec un baccalauréat en musique. À ses débuts en mai 1917, elle a chanté des airs français, allemands, anglais et américains qui l’ont fait connaître par la presse noire américaine. Lillian Evantie démarre sa carrière de soprano lyrique en 1918.

En 1924, avec le soutien de son mari, Lillian Evanti part pour Paris où elle commence son voyage dans l’opéra lyrique. En 1925, elle devient la première Afro-américaine à chanter avec une compagnie d’opéra en Europe. Puis l’artiste connue sous le nom d’Evanti, voyage dans différents pays avant de retourner enfin aux États-Unis. Plébiscitée par le public américain, elle enregistre des spectacles radiophoniques et se lance dans la variété d’opéra.

Seulement dans ces années  1930 où le New Dance Group se bat contre la ségrégation et dénonce le lynchage des Noirs dans le Sud, Lillian Evanti sera périodiquement confrontée au racisme dans le milieu de l’opéra. Quand le directeur du Metropolitan Opera invitera la soprano Evanti à passer une audition, il ne réussira jamais à convaincre les membres racistes du conseil du Metropolitan Opera, d’embaucher une chanteuse afro-américain. Malgré cet échec, Lillian Evanti restera populaire dans son pays, se produisant en Amérique latine et en Europe. Les présidents Dwight D. Eisenhower et Harry S. Truman l’inviteront à chanter à la Maison Blanche pendant et après la Seconde Guerre mondiale.

Lillian Evanti est l’une des fondatrices de la National Negro Opera Company, à Washington. Elle participera à une série de représentations en compagnie de La Traviata, où elle tiendra le rôle-chanté de Violetta, qui connaîtra un énorme succès et attirera plus de 12 000 personnes. Au cours de sa carrière, Lillian Evanti a joué dans vingt-quatre opéras. Elle a également lancé sa propre maison d’édition, le Columbia Music Bureau.

A la fin de sa vie, Lillian Evanti est retournée à Washington, D.C., où elle dispensait des cours de chant de soprano. Lillian Evanti est décédée le 6 décembre 1967 à Washington D.C, la ville qui l’a vue naître le 12 août 1890.

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Raphaël Élizé, le martiniquais 1er maire ultramarin en Métropole est mort en héros en 1945

Raphaël Élizé a été le premier maire noir d’une ville métropolitaine de France à Sablé-sur-Sarthe dans la Sarthe en région Pays de la Loire, au Nord-Est de la France.

Il est né en 1891 en Martinique dans une famille mixte. Augustin, son père, percepteur d’impôts est franc-maçon, et sa mère, Jeanne, eurent  huit enfants. En 1902, la famille qui habitait Saint-Pierre s’installe à Fort-de-France juste avant l’explosion de la montagne Pelée. Forcés de quitter Saint-Pierre, ils s’installent en France, le jeune garçon a 11 ans. Adolescent, Raphaël Élizé fréquente le Lycée Montaigne & Saint-Louis, le meilleur lycée de Paris puis s’inscrit à l’école vétérinaire de Lyon, il en ressort diplômé à l’été 1914, juste avant le début de la Première Guerre mondiale.

Raphaël Élizé a vingt-trois ans quand il rejoint un régiment d’infanterie colonial, d’abord en tant que soldat, puis comme vétérinaire. En 1919, le martiniquais épouse Caroline Hayotte, une métisse du pays. Peu de temps après, le couple s’installe à Sablé-sur-Sarthe. Seul noir de la ville et Membre du conseil d’administration de la Caisse d’épargne, Raphaël Élizé préside l’association locale des anciens combattants et ne tarde pas se faire apprécier comme un grand amateur de musique classique et comme photographe

En 1935, Raphaël Élizé revient en Martinique, il représente l’Association française des maires. il arrive dans sa ville natale, Saint Pierre, où il est accueilli par l’un de ses frères, le maire Maxence Élizé.

Lorsque la France entre dans la Seconde Guerre mondiale en 1939, Raphaël Élizé est mobilisé dans l’armée. En 1943, il s’engage dans le réseau de la Résistance pour recueillir des informations sur les nazis et les collaborateurs français. Raphaël Élizé sera arrêté par les nazis en novembre 1943 et envoyé en prison, d’abord en France puis au camp de concentration de Buchenwald dans le Centre-Est de l’Allemagne en janvier 1944. Un an plus tard, le 9 février 1945, il est tué par un missile allié lors d’un bombardement.

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