Maria Jackson et des producteurs caribéens vendent un chocolat de luxe tiré de 2 cacaos les plus fins et les plus rares

Maria Jackson est la première femme chocolatière sur l’île de Sainte-Lucie. Elle a lancé la marque « Cacoa Sainte Lucie » qu’elle fabrique de façon artisanale. Le marché local savourait pour la première fois un produit fait sur place typiquement biologique et issu du commerce équitable.

Selon le Fine Cacao and Chocolate Institute, il existe moins de 500 fabricants de chocolat fin dans le monde, dont 100 sont basés en Amérique latine et dans les Caraïbes. A Sainte-Lucie, petite île des Caraïbes, une jeune femme a flairé le bon filon que pouvait lui offrir la commercialisation du cacao.

Le cacao Criollo et Trinitario (de formes et de couleurs variées), sont les types de cacao les plus rares et les plus recherchés, produits par la Grenade, Sainte-Lucie, Trinidad et la Dominique. Le cacao qui rentre dans la composition du chocolat de Maria Jackson, est tiré des deux variétés de cacao les plus fines et les plus rares qui ne poussent que dans 23 pays dont 8 dans les Caraïbes.

Produits caribéens

« Une grande partie de la saveur tient à l’endroit où elle a poussé, aux précipitations, au moment de la récolte, aux cultures qui poussent autour des arbres – tout cela affecte la saveur du haricot. En outre, le type de sol qui est la principale raison pour laquelle les fèves de cacao de Sainte-Lucie sont si savoureuses, nos sols volcaniques », explique Maria Jackson dans Cuisine Noir.

Maria Jackson travaillait comme chef pâtissier dans un hôtel lorsque l’idée de démarrer une entreprise agroalimentaire lui est venue à l’esprit. Dans le cadre de son travail, elle devait fabriquer des chocolats sur place.

Maria Jackson et le mannequin Deja John

La fabrication des tablettes de chocolat aromatisées avec des produits locaux tels que les épices des îles est une opération à forte intensité de main-d’œuvre. Il s’agit d’organiser la collecte de fèves de cacao auprès d’agriculteurs de l’île, avec lesquels Maria a conclu un accord en vue d’acheter régulièrement une certaine quantité. Elle récupère toutes les cabosses auprès de producteurs locaux, après les avoir testés pour en vérifier la qualité, précise la chef dans Spore magazine. Elle décrit le processus de transformation de la cabosse en chocolat : 

« Après avoir laissé fermenter les fèves pendant sept jours, elles sont séchées au soleil pendant une durée similaire, avant d’être triées à la main et épluchées dans une machine à vanner, puis rôties et moulues.

«On laisse la pâte mûrir pendant encore deux à trois semaines pour développer un goût encore plus riche, puis elle est tempérée.»

Ce processus laborieux implique de chauffer et de refroidir le chocolat pour créer une cristallisation parfaite. L’étape finale de la production est le coulage dans des moules, suivi de l’emballage et de l’étiquetage, tous à la main. »

Créer une entreprise innovante n’est pas simple, les banques étaient réticentes, raconte la chef pâtissière : «Au final, j’ai utilisé mes économies personnelles. La création de l’entreprise était coûteuse, en partie à cause des machines, mais aussi parce que j’ai dû rénover mon garage pour en faire une unité de production. »

«L’agriculture est parfois stigmatisée, mais bien que vous décidiez d’ouvrir une industrie agroalimentaire, il y aurait peut-être des difficultés et des obstacles, mais je dirais certainement que vous devez aller de l’avant avec d’autres jeunes. Pour commencer, vous aidez votre communauté, votre île ou votre pays d’origine. » explique la chef d’entreprise au magazine Cuisine Noir.

En mai 2015, Jackson présente « Cacoa Sainte Lucie » et le dévoile au public en 2016. Pour la première fois, les Saint-Luciens savouraient du chocolat local,  du chocolat noir gastronomique de fabrication locale. Du cacao né sur leurs terres volcaniques.

Aujourd’hui, Cacao Sainte Lucie fournit plusieurs détaillants haut de gamme sur l’île et de petites quantités sont exportées vers les îles voisines dont la Martinique et Saint-Vincent, mais privilégie d’abord le marché local.

Maria Jackson envisage de faire de l’agrotourisme.  Pour ce faire, la business woman souhaite déménager d’ici fin 2019 dans un nouvel emplacement plus grand, aux Canaries.

L’industrie du chocolat prospère dans l’archipel caribéen.

Bean to Bar est la plus convoitée du chocolat artisanal, conçue par Mott Green de la Grenada Chocolate Company.

Le chocolat One One Cacao contient des arômes combinés à des super ingrédients antillais, comme le sucre de coco, la poudre de coco, le corossol, la noix de cajou, le sel de mer jamaïcain, le naseberry, le callaloo, les baies de la montagne, les gousses de vanille, la cannelle et la noix de muscade.

Pure Chocolate Company, un autre produit jamaïcain, associe son chocolat noir à des saveurs locales uniques telles que le jerk et le rhum.

Dorothée Audibert-Champenois/ Facebook twitter C’news Actus Dothy – Photo Finola Jennings Clark/Capture écran – Source RIsland/Spore/CuisineNoir

 

Kadhy Touré, meilleure actrice féminine 2019 pour la Côte d’Ivoire

Kadhy Touré, née à Bouaké, une ville du centre de la Côte d’ivoire, est élue meilleure actrice féminine 2019.

De son vrai nom Kadidjata Touré, Kadhy Touré est non seulement comédienne mais l’ivoirienne est aussi productrice et scénariste.


Sa carrière débute en 2008 avec le film « Le Fruit non mûr », elle est Nafir dans la production ivoiro-nigériane.

Puis, elle écrit le scénario du film « l’Interprète », un énorme succès qui la fera connaître du grand public. Dans ce film réalisé par Olivier Koné et sélectionné au Fespaco et au Festival du Film Francophone d’Angoulême 2017, Kadhy Touré  incarne le premier rôle.

Aujourd’hui, l’actrice est élue meilleure actrice 2019 pour la Côte-d’Ivoire.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy


Images Life/Facebook

Les soeurs Bailey, stars protégées de Beyoncé, influenceuses, chanteuses et actrices

Chloé and Halle sont les petites protégées de Beyoncé, elles ont eu la bonne idée en septembre 2013 de proposer des reprises des chansons de Beyoncé, Alicia Keys, Rihanna, John Legend ou encore Miley Cyrus.


Après quelques clips vidéos, les sœurs Bailey (nées en 1998 et en 2000) se sont lancées le défi d’éditer des EP en cascade qui ont fait leur réputation sous le haut patronnage de la chanteuse afro-américaine, Beyoncé.

Elles intègrent rapidement le Label Parkwood Entertainment créé par l’épouse de Jay Z.

Mieux encore, lors de la tournée européenne de la Formation World Tour de Beyoncé en 2016, Chloe x Halle ont tout simplement fait la première partie des concerts de la star.

Les soeurs Bailey ont prêté leurs voix à des campagnes pour la paix (ONU), pour l’éducation des filles dans le monde (initiée par Michelle Obama) ou sur des bandes sonores de films (Netflix).

Leur voix mais aussi leur beauté naturelle ont propulsé les très jeunes filles dans le monde de l’industrie télévisée, on leur doit des apparitions dans l’émission télévisée Grown-ish inspirée de la vie des collèges aux Etats-Unis.

Récemment, Disney Studio a annoncé (juillet 2019), avoir choisi Halle pour incarner Ariel dans l’adaptation film de La Petite Sirène. Un rôle qui a depuis suscité de violentes réactions hostiles chez certains puristes de « La petite Sirène »

Comme les adolescentes de leur âge, les deux sœurs jouent beaucoup de leur sex-appeal et de la tendance streetwear du moment. Elles accordent également leur look avec de longues tresses et des tenues inspirées de la culture pop ce qui les propulsent en couverture des magazines de mode comme ELLE, Teen Vogue ou de Paper, un magazine new yorkais.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy


Images Facebook/Hollywood reporter/YouTube/Essence/ Chloé x Halle

Rebelle, engagé, activiste, le peintre Manuel Mathieu expose sur tous les continents

Les derniers travaux de Manuel Mathieu s’étendent sur d’immenses toiles polychromatiques et « expriment » sa vision du monde caribéen. L’exposition s’intitule «The Other Side of Now : Foresight in Contemporary Caribbean Art’» au Pérez Art Museum de Miami (PAMM). Sa peinture, : « Des œuvres abstraites parfois imprégnées d’imagerie haïtienne et d’art africain ».

Dans le même temps, l’artiste  choisi par la commissaire et conservatrice française Catherine David est en résidence en Allemagne. Manuel Mathieu est à l’Académie Schloss Solitude, dans un magnifique château baroque construit en 1764 dans la région de Stuttgart où il restera sept mois à fréquenter 60 autres peintres.

Manuel Mathieu est d’origine haïtienne et vit au Canada. Né au moment où Bébé Doc (le fils Duvalier) fuyait le pouvoir, l’antillais qui a grandi en Haïti, en garde des souvenirs doux-amers.

Interrogé par le magazine londonien Frieze, le prolifique peintre parle de son île, de sa culture, du peuple haïtien et s’agace de la mauvaise réputation associée à Haïti, la première République noire :

« Sans le savoir, je navigue constamment entre deux héritages : l’héritage occidental qui consiste à penser à l’art, à le faire et à en parler, car il existe un vocabulaire, un code qui l’accompagne. Et l’héritage des artistes haïtiens (autodidactique) qui ont une compréhension particulière de l’espace, du temps ou de la spiritualité. Je pense que l’art est une pure manifestation de notre spiritualité, de l’âme. De nombreux artistes extraordinaires sont allés au fond des leurs. »

Haïti est le plus beau pays du monde, pense Manuel Mathieu.

« En grandissant là-bas, j’ai été exposée à la beauté d’un pays si vivant, artistiquement, et les gens ont le plus grand cœur que j’ai jamais vu. D’autre part, c’est un pays instable, incompris, non-sécurisé, mais je suppose que tout cela contribue à intensifier votre capacité à être présent à temps. Nous sommes des âmes rebelles en Haïti, alors je pense qu’il est logique que nous nous levions lorsque les choses ne fonctionnent pas bien et que nous nous battons pour ce qui est juste. Vivre dans un pays de ruptures, alimente certainement ma capacité d’adaptation partout où je vais. « 

Pour le jeune peintre,  l’Art est la mémoire de monde. Il s’explique :

« En 2015, lorsque j’ai eu mon accident, cela a changé ma vision de ce qui est ou de ce que cela peut réellement être. J’ai dû m’arrêter parce que je ne pouvais (physiquement) pas travailler. Alors j’ai passé beaucoup de temps à réfléchir. Au même moment, ma grand-mère était en train de mourir et je devais me demander quel était son héritage ? Comme vous le savez, l’art est la mémoire du monde et de la société et je me suis demandé à ce moment là, ce que je mettrais au monde? »

Manuel Mathieu a un grand espoir, celui de rapprocher les hommes et les femmes des différentes îles de l’Archipel Caraïbe :

« Je réfute toutes ces tendances, qu’elles soient caribéennes contemporaines ou typiques. Je ne veux pas voir mon travail comme quelque chose qui aide un système blanc à résoudre ses problèmes. Ma liberté vient de ne pas les considérer du tout dans mon processus. Nous avons affaire au regard des investisseurs blancs qui dirigent les artistes qui tentent de survivre et subissons des disparités raciales. C’est une configuration vraiment complexe. »

Et il conclut, un brin optimiste :

« Je viens d’un endroit où règnent rêves profonds, positivisme et idéalisme, mon idée est de rassembler un groupe d’îles réunies en une unité qui se repose et se renforce. Les Caraïbes ont de nombreuses histoires différentes enchâssées dans des structures de pouvoir, telles que le colonialisme passé, le capitalisme actuel et le christianisme qui nous déshumanisent souvent. Une déshumanisation basée sur la couleur de notre peau, notre langue, notre spiritualité et nos vulnérabilités économiques. Cette déshumanisation affecte malheureusement la façon dont nous nous voyons, en tant que frères et sœurs des Caraïbes. Cette lutte n’est plus géopolitique mais humaniste. »

Extraits de ‘We Are Rebellious Souls’
Interview réalisée par Rianna Jade Parlker et publiée le 3 septembre 2019

Les peintures de Manuel Mathieu ont fait l’objet de deux catalogues en 2018. Il est le premier artiste visuel canado-haïtien à voir une de ses œuvres intégrer la collection du Musée des beaux-arts de Montréal.   Artiste engagé,  l’artiste a fait un don au musée pour créer un fonds qui permettra d’acheter des œuvres d’artistes non représentés dans la collection du Musée des beaux-arts de Montréal.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy Images MM/LaPresse.Ca

Cancer : Une jeune médecin développe une technologie au laser qui tue les cellules cancéreuses

Sa tante, Ora Lee et son oncle, le général Lee Smith étaient ses seuls parents, ceux qui dès son plus jeune âge l’ont élevée. Tous les deux sont morts du cancer et le Docteur Hadiyah-Nicole Green s’est alors engagée dans la lutte contre cette maladie qui l’a laissée orpheline.

Alors qu’elle préparait un doctorat en physique, Hadiyah-Nicole Green a cherché à découvrir comment la technologie pouvait être utilisée pour tuer les cellules cancéreuses. Le médecin a décidé de consacrer des années de sa vie au travail pratique et à la recherche. Hadiyah-Nicole Green a finalement mis au point une technologie laser utilisant des nanoparticules, capable de détruire les cellules cancéreuses.

le Dr Hadiyah-Nicole Green est devenue la 76e femme noire sur 100 détenant un doctorat en physique aux États-Unis.

Après ses études secondaires, elle a suivi une formation en informatique à l’Université Xavier. Puis a poursuivi ses études à l’université Alabama. En 2003, la jeune femme obtient son baccalauréat en physique et en optique. En 2009, Nicole Green réussit une maîtrise en sciences de la physique à l’Université d’Alabama. puis termine son parcours avec un doctorat en physique en 2012.

Hadiyah-Nicole Green a eu l’occasion de faire un stage à la NASA et a pu côtoyer des chercheurs scientifiques.

Elle aura passé onze années  de sa vie à faire des recherches dans un laboratoire jusqu’au jour où une expérience change sa vie. Le Docteur Hadiyah-Nicole Green écarte un processus qu’elle jugeait inutile et injecte des nanoparticules « par voie intratumorale» et attend le résultat final. Quand elle retourne au laboratoire le lendemain, la tumeur avait diminué.

Hadiyah-Nicole Green a ensuite fondé la Fondation de recherche sur le cancer Ora Lee Smith.

Source Your World – Dorothée AudibertChampenois Facebook C’news Actus Dothy Images Your World