Le premier autiste sportif NCAA en Division 1, pourtant «il a mis très longtemps à comprendre ce qui était réel»

« Inspirer les enfants autistes du monde entier à réaliser leurs rêves ! », un athlète universitaire boursier jouera ce rôle de modèle au plus haut niveau du basketball de la NCAA.

Dans l’histoire de la NCAA, Kent State University est le premier campus à engager un joueur autiste dans un sport de Division I. La National Collegiate Athletic Association ou NCAA est une association sportive américaine. Elle organise les programmes sportifs de grandes écoles et universités aux États-Unis. Un jeune afro-américain autiste sera dans son équipe. Un miracle pour cet adolescent classé comme retardé par des médecins , son histoire est touchante et singulière.

Kalin Bennett est originaire de Little Rock, dans l’Arkansas. Dès l’enfance, il a développé Les troubles du spectre de l’autisme (TSA), qui provoquent des anomalies du neurodéveloppement complexe.

Sa mère raconte : « Enfant, les médecins pensaient que Kalin ferait partie des 25 à 50% des personnes atteintes du trouble du spectre de l’autisme qui l’empêcheraient de s’exprimer tout au long de sa vie ». Un diagnostic précoce indiquait que Kalin ne marcherait jamais. Il a fait ses premiers pas à l’âge de quatre ans et à huit ans, Kalin a soutenu sa première conversation. Malgré ses retards et ses errances dans le réel et l’irrationnel, le jeune Kalin entouré de sa famille aimante, grandit et persévère dans ses efforts. Son courage et l’aide thérapeutique viendront à bout des difficultés, liées à la maladie.

Aujourd’hui, âgé de 18 ans, il mesure 2m08 et pèse près de 130kg. Kalin Bennett est la nouvelle recrue de la NCAA, un challenge pour un autiste. Le jeune homme souhaite être un exemple pour les autres malades comme lui :
« Je veux avoir un impact non seulement sur le terrain, mais avec les enfants qui ont des difficultés comme moi. Je souhaite utiliser cette plate-forme pour inspirer d’autres enfants atteints d’autisme ou non. Je veux leur dire, hé, si je peux faire ça, tu peux le faire aussi. Bien souvent, ils se sentent seuls et isolés. J’ai vécu cela. »

Des différentes universités prêts à le recevoir, Kalin Bennett a choisi celle de Kent très attachée à l’accueil d’étudiants autistes dans ses établissements.

Selon Gina Campana, la directrice adjointe de l’État de Kent pour « l’Initiative sur l’autisme en matière de recherche, d’éducation et de sensibilisation », Kalin Bennett est « un être humain extraordinaire. Une lumière émane de ce jeune homme ». L’équipe sportive se dit impatiente de savoir ce qu’il peut apporter au basketball et au campus, l’année prochaine .

Ils n’étaient pourtant pas si nombreux à croire en lui au départ. Le jour de sa remise de diplôme d’études secondaires (l’équivalent de son brevet des collèges), l’ancienne thérapeute de Kalin était présente et filmait la cérémonie. Kevin a voulu lui parler. La mère de Kalin, Sonja (ci-dessus), se souvient de son fils s’adressant à la psychologue, qui ne croyait pas en ses possibilités : « Êtes-vous celle qui a dit que je ne parlerai pas, que je ne marcherai pas ? Et d’ajouter : « J’espère que vous n’avez pas ruiné la vie de quelqu’un d’autre en disant ce genre de paroles ? ».

En plus du basketball, Kalin Bennett est aussi un brillant élève, s’il excelle en maths et en musique (l’étudiant sait jouer 5 instruments de musique différents), d’après sa famille, son dossier médical laisse entrevoir des difficultés liées à son handicap.   Il a mis très longtemps à comprendre ce qui était réel et ce qui ne l’était pas à la télévision. Pendant longtemps, s’il regardait une série TV et qu’un personnage se faisait tirer dessus, il se mettait à pleurer. Kalin ne voit pas le mal, ne le rationalise pas.

Comme beaucoup d’autistes, Kalin est très proche de sa famille que la « normale ». Sonja, sa mère rapporte cette anecdote. L’année dernière, éloigné d’elle pour la première année scolaire, il a été si contrarié le soir de son anniversaire qu’il a dû être emmené à l’hôpital. Avertie, sa mère est venue le voir. « Maman, je ne peux pas faire ça sans toi », a alors confié Kalin. La maman a prévu de résider près de l’Université où sera inscrit son fils à la rentrée prochaine.

En bons termes avec son père, l’adolescent, régulièrement encouragé par sa mère, Sonja Bennett, depuis son entrée à Little Rock Christian, sa première école dans l’Arkansas, prouve aujourd’hui, que les personnes atteintes de troubles de l’autisme ne sont pas toutes identiques et qu’il faut en tenir compte.

Kalin Bennett commence son rêve. Il rêve désormais de créer sa propre organisation caritative : « Je veux pouvoir créer un endroit où les enfants (autistes) peuvent passer, s’amuser, ne pas avoir peur d’être entourés d’autres personnes, être capable de s’exprimer, de pouvoir être qui ils sont sans se soucier de ce que les gens pensent d’eux et de la façon dont ils vivent les choses ».

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter
Source NCAA
Images Capture vidéo NCAA

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