« Gilets jaunes »-Dégâts : Le maire de St-Etienne pointe du doigt « la responsabilité directe d’Emmanuel Macron »

Encore, un nouveau samedi de tension dans toute la France. 1 385 personnes interpellées.
125 000 mille manifestants et 974 gardes à vue, grâce à un travail en amont des renseignements.

« Des violences contenues mais inacceptables » selon le Ministre de l’intérieur, Jérôme Castaner. Ce samedi 8 décembre 2018, l’intervention musclée des Forces de l’ordre BRI et CRS ont évité l’extrême violence de la semaine dernière à Paris. Mais les dégâts sont considérables dans toute la France malgré 89 000 policiers mobilisés dont 8 000 dans la capitale. Bilan à Paris 71 blessés.

A Paris loin des Champs Elysées, les violences restaient localisées. Sur les Grands boulevards des feux de barricades ont été allumés. Les commerçants ont dû fermer leurs rideaux. Rue de Courcelles prés du Parc Monceau des voitures incendiées, des véhicules retournés sur la chaussée ou saccagés, des scooters renversés et des casseurs dispersés par les forces de l’ordre.

Durant cet Acte IV, les violences à Paris comme en Région ont laissé place aux pillages.

Les dégâts sont énormes à Bordeaux. 7 000 personnes dont des manifestants de la marche pour le climat mêlés aux « Gilets jaunes » ont défilé dans le calme. Cours Victor-Hugo, des affrontements avec les forces de l’ordre ont dégénérer et des feux lancés par des groupes ultra gauche ont duré plusieurs heures. Plusieurs banques ont été saccagés. Bilan, un blessé grave, un homme grièvement blessé à la main.

A Saint-Etienne, 600 policiers étaient mobilisés. Les magasins pillés, le vieux port saccagé, des heurts ont fait dire au maire de Saint-Etienne que ce samedi était une journée apocalyptique. Gaël Perdriau pointe du doigt le Président Emmanuel Macron : « Par son silence, il alimente toutes les rancœurs. Il a une responsabilité directe dans tout ce qui se passe ».

Montpellier : Aucun CRS pour les 5000 manifestants présents dans la ville.
Nice : 200 manifestants, des automobilistes et des pompiers se sont joints aux « Gilets jaunes »
Antibes : Des accrochages et des personnes interpellées.
Nantes : Cortège calme malgré des slogans radicaux.
Toulouse : Des rues inaccessibles, des feux, des barricades au Quartier Saint-Cyprien.

« Une violence d’opportunité » en marge des manifestations qui s’installe et qui s’intensifie chaque week-end depuis le début de l’opération « Gilets jaunes ».

Ce samedi 8 décembre, la tactique des forces de l’ordre « aura payé » mais selon les éditorialistes la violence sécuritaire ne suffit plus, il faudrait une réponse politique.

Le dialogue est pourtant lancé selon les vœux du Premier ministre Edouard Philippe, qui, hier recevait des représentants des « Gilets jaunes » : « Le temps du dialogue a commencé et il doit se poursuivre. Il faut retisser cette unité nationale par le dialogue. Le Président interviendra ce qui permettra de nourrir le dialogue, je l’espère » a déclaré le chef de l’exécutif, vendredi 7 décembre 2018.

La balle est désormais dans le camp du Président, les « Gilets jaunes » se disent agacés de sa « stratégie du silence », de sa communication qui ne fonctionne pas.

Emmanuel Macron a tweeté et félicité le travail des forces de l’ordre.

Le chef de l’Etat doit parler au Français, lundi 10 décembre 2018.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy
Images capture d’écran

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